L'exécuteur nocturne (75%)


le Ven 22 Sep - 20:33
Ludwig Rosenwald

"Tout ceci est allé trop loin : si c'est cela servir une grande cause, alors je me battrais pour un grand mal"




Carte d'identité

♦️♦️ SEXE :: Masculin
♦️♦️ DATE DE NAISSANCE :: octobre 762 (30 ans)
♦️♦️ ORIENTATION :: Lui même ne le sait pas, affaire à suivre...
♦️♦️ ARME :: Ses mains nues, de par la nature de sa magie.
♦️♦️ GROUPE :: Oracion Seis
♦️♦️ L'AVATAR VIENT DE  :: Lester DeRosso/Bravely Default




Magie et capacités

Je vous conseille de lire l’histoire avant cette partie, elle sera ainsi plus facile à comprendre et vous éviterez en plus quelques "spoilers".

Take Over Nocturne Soul : Cette magie permet à Ludwig de s'approprier les pouvoirs de la race des vampires. Cependant, contrairement aux légendes communes, il n'existe pas qu'un seul type de vampire : en réalité, leurs caractéristiques «populaires» sont un amalgame des pouvoirs des différentes sortes de vampires, qui a fini par être considéré comme les traits communs de chacun d'entre eux, alors que seules les dents pointues (mais à différentes échelles) et leurs capacités physiques supérieures à celles des humains (Là encore à différentes échelles) sont partagées par tous. Ainsi, Ludwig possède actuellement sept formes, qu’il recouvrera progressivement :

-Nosferatu : cette forme se rapproche plus d'un "Animal Soul" : en effet, Ludwig prend l'apparence d'une sorte de chauve-souris humanoïde, ses oreilles et ses dents s'allongent, ses yeux se révulsent, des griffes acérées lui poussent aux mains et aux pieds, et des des ailes de cuir sont repliées sur ses avant-bras (l’articulation pour les déplier afin de voler se trouve sur ses poignets). Il acquiert également une ouïe surdéveloppée (pas au point d'entendre les pensées, mais elle reste tout de même impressionnante, il peut par exemple entendre des projectiles venant dans son dos) et la capacité de pousser des cris suraigus possédant peu de force brute, mais pouvant endommager les tympans, voir les organes internes de ses adversaires en cas de longue exposition. Cependant, cette forme est celle qui possède le moins de force brute et de robustesse.

-Vollmond : à l'inverse de Nosferatu, Vollmond est caractérisé par sa carrure imposante : pendant la transformation, la taille de Ludwig passe de 1m76 à 1m90, sa peau devient extrêmement pâle, sa mâchoire se déforment jusqu'à devenir prognathe,  ses muscles se développent brusquement, sa silhouette devient ainsi plus massive, et le détail le plus perturbant, 4 autres bouches poussent sur chacun de ses bras. Mais en réalité, ces bouches renferment des sortes de tentacules d'environ 3m de long qui sortent de chacune d'entre elles, et possédant une fonction très particulière : ils sont capables de pomper le sang du corps dans lequel ils sont plantés, et également d'y injecter le sang de Ludwig afin de transformer la victime en Vollmond à son tour. Mais cela ne marche que sur les gens normaux ou les mages d'au moins deux rangs de moins que Ludwig, et la transformation prend du temps (5 min pour les gens normaux et 10 min pour les mages pour l'instant, pourra peut-être évoluer par la suite). Mais la botte secrète de Vollmond se révèle lorsque à la nuit tombée (pas au crépuscule, il faut vraiment qu'il fasse nuit), où ses véritables capacités apparaissent : sa carrure évolue encore, il atteint cette fois-ci les 2m35, et sa musculature et sa force deviennent cette fois réellement monstrueuses. La contrepartie de cela est que cette forme est également la plus lente, et a parfois du mal contre des adversaires agiles.

-Val Torez (via achat d'une magie normale) : une forme redoutable en duel d'endurance : Ludwig peut matérialiser une fine brume autour de lui, et toute personne prise dans la brume verra ce dernier comme une personne dotée d'un charisme surnaturel, ses forces l'abandonneront petit-à-petit et elle n'aura pas la volonté d'attaquer ou de se défendre face à Ludwig. Cependant, cette hypnose peut bien sûr être brisée par une autre magie ou par une forte volonté, et dans ce cas une manipulation d'une telle ampleur sur la même cible n'est plus possible. Mais le danger n'a pas disparu pour autant, car la deuxième capacité de cette forme est le drainage de la magie par contact même fugace (comme un coup de poing, même si le drain est bien plus efficace lors d'un contact prolongé) avec un mage, ou même de certains sorts à condition qu'ils proviennent d'un mage du même niveau que Ludwig, qu'ils ne soient pas d'un trop grande ampleur (absorber Grand Chariot serait compliqué...) et qu'ils soient par nature "immatériels" (l'absorption d'un sort de feu est possible, mais pas celle d'un sort de terre). Ainsi,un combattant imprudent se laissant toucher trop fréquemment se verra vidé de sa magie alors que Ludwig ne montrera que peu de signes de fatigue. De plus, l'hypnose de la brume peut toujours être utilisée afin de déstabiliser l'adversaire, par exemple en le trompant légèrement sur la position de Ludwig ou sur la vitesse de ce dernier.
Val Torez est également la seule forme qui peut se passer de boire le sang des mages, sa propre magie permettant de subvenir à ce besoin.

-Rosario (via achat d'une magie normale) : la particularité de cette forme est la magie de Fire Make, la variante du feu de la magie de construction élémentaire. Cette magie permet de "sculpter" le feu sous de nombreuses formes : elle est donc moins efficace que de nombreuses autres magie de construction mais cette faiblesse est compensée par son meilleur potentiel offensif, les créations pouvant exploser en une gerbe de flammes et entamer de nombreux matériaux comme le métal (un peu comme un sabre laser, en moins puissant bien sûr). L'intensité des flammes peut également être manipulée afin de créer des construction de flammes bleues, plus puissante et passant les protections beaucoup plus facilement, mais qui demandent aussi beaucoup plus de magie. Le dernier atout de cette forme se nomme Repentance Eye : lorsqu'il est activé, un cercle magique apparait dans l’œil droit de Ludwig, et la première chose qui entrera dans son champ vision sera marquée d'une rune qui explosera 2 secondes après. Ce sort a l'avantage d'être plus rapide à lancer qu'une construction et très difficile à parer ou esquiver, mais l'explosion est à l'échelle humaine, elle n'est pas suffisante pour endommager des cibles de très grande taille. De plus, il y a un délai minimum entre deux utilisations (à négocier lors de la validation, je ne suis pas familier avec l'échelle de temps des combats).

-Laharl Tepes (via achat d'une magie balaise) : la magie de cette forme est celle de la manipulation du sang : une fois transformé, Ludwig se bat comme un mage de l'eau, mais celle-ci est remplacée par du sang, dont il peut de plus maîtriser et renforcer la coagulation, le faisant passer de l'état de liquide à celui d'un solide aussi dur que l'acier en un instant et inversement. Ce sang peut également être utilisé pour des transfusions sanguines sans poser de problèmes de compatibilité. Cette forme possède ainsi une polyvalence effrayante, mais sa limite est que Ludwig ne peut contrôler le sang d'autres personnes. Cependant, il peut infiltrer le sang qu'il manie dans le corps de son adversaire par une quelconque blessure ouverte et non cicatrisée de ce dernier, et le contrôler s'il est à au moins 2m de la personne : bien sûr, la quantité de sang qu'il peut infiltrer dépend de la taille de la blessure, mais autant dire qu'il vaut mieux éviter que cela vous arrive...

-Van Helsing (via achat d'une magie balaise) : la forme que Ludwig a acquis en absorbant son partenaire et ami, Arthur Van Helsing. Elle possède les plus puissantes capacités physiques de toutes les formes qu'il possède, à l'exception de la forme Tyrant, ce qui constitue son plus grand atout et a permis à Van Helsing de se battre sur un pied d'égalité avec son ami, pourtant plus entraîné. Mais sous cette forme, Ludwig peut également invoquer et manier l'immense épée Achéron, qui fut confinée via une magie proche de celle du rééquipement dans le bras droit du vampire. Cette épée, en plus de porter de lourds assauts en raison de sa taille, possède une propriété magique : les blessures qu'elle inflige se couvrent d'une inquiétante couleur noire et guérissent extrêmement lentement, un soigneur peut passer des heures à essayer de guérir en vain une blessure qui paraissait pourtant bénigne. Ainsi, à moins  de l'intervention d'un mage guérisseur de niveau supérieur à celui de Ludwig, la blessure continuera de saigner sans amélioration jusqu'à la mort de la victime ou de Ludwig. De plus, bien que l’utilisation de l’épée ne coûte normalement pas de magie, il est possible de l’alimenter afin de pouvoir projeter des ondes d’énergie noire (dont la puissance varie selon l’alimentation) possédant les mêmes propriétés que la lame.

Cependant, Ludwig n'ayant jamais manié d'épée de sa vie, il faudra sûrement justifier par un RP son entraînement à l'escrime après avoir recouvré cette forme.


-Tyrant (via achat d'une magie ultime) : cette forme est de loin la plus puissante de Ludwig : ses sens (à noter qu'il possède une vision nocturne) et ses capacités physiques sont INÉGALÉS parmi les autres formes, que ce soit la force (même comparée à Vollmond), l'endurance ou particulièrement l'agilité, les non combattants ou les mages de bas niveau ont en effet l'impression qu'il se téléporte. Le Tyrant maîtrise aussi avec brio la magie des ténèbres, et possède une capacité de régénération accélérée (si on lui coupe un membre, il ne repoussera pas, mais s'il retrouve le "morceau" manquant, il peut le rattacher) , qui possède cependant deux limites : tout d'abord, elle s'épuise avec le temps, c'est à dire que pendant un long combat, si Ludwig encaisse beaucoup de coups, la régénération sera de plus en plus lente. Sa deuxième faiblesse est l'argent, ce métal ralentit considérablement la régénération du vampire. Cette forme est aussi très gourmande en pouvoir magique, et ne peut être maintenue aussi longtemps que les autres.

Dernier détail important à noter : toutes les formes peuvent se revigorer (j'entends se remettre en forme, pas régénérer ses blessures) en ingérant du sang de mage, de la même manière que les Slayers avec leur élément. Mais cela nécessite tout de même une certaine quantité (ce n'est pas en léchant un pansement que Ludwig va se soigner), c'est pour cela qu'il a besoin d'utiliser ses crocs la plupart du temps pour boire directement le sang d'un magicien ou de n'importe quel être renfermant de la magie en lui.

De plus, l'utilisation de cette magie est limitée dans le temps, car la tumeur caractéristique finit toujours par ressurgir après une certaine durée (à négocier pendant la validation) : changer de forme permet de purger la tumeur, mais dans ce cas la forme précédente n'est plus utilisable pendant une certaine durée (à négocier), le seul moyen de conserver la forme actuelle quand cela arrive est de boire du sang de mage, beaucoup plus assimilable par l'organisme des vampires qu'une autre source de magie (à l'exception de Val Torez, qui est bien moins souvent ennuyé par la tumeur en raison de sa magie).


Physique


Ludwig est un homme de taille moyenne (1m76) et de silhouette svelte, bien que modérément sculptée par son entraînement pour maîtriser sa magie. Sa peau est pâle, contrastant avec ses cheveux noirs tombant sur sa nuque et attaché en une sorte de petite queue de cheval sur le sommet de son crâne. Ses oreilles sont légèrement pointues, encadrant un visage percé de deux yeux rouges animés par un regard absent la plupart du temps, occasionnellement rehaussé par un sourire mélancolique. Enfin, un fier nez aquilin est planté au milieu de son visage.

Ludwig a pour habitude de s'habiller élégamment : il porte une sobre chemise blanche avec une sorte de foulard blanc noué autour de son cou, une veste sans manche verte sombre à boutons par dessus cette dernière, et ses épaules sont recouvertes par une longue cape noire à haut col. Son pantalon gris est orné d'un ornement de métal doré formé de 4 cadrans de montres reposant sur sa cuisse gauche, rattaché à sa ceinture par des petites chaînettes, et il porte des chaussures habillées de couleur blanche.


Mental


Au premier abord, Ludwig est quelqu'un de froide et détaché, s'exprimant presque toujours avec le même ton calme et posé et conservant une expression neutre, voire indifférente. Mais les personnes les plus proches de lui remarqueront que derrière cet aspect de sa personnalité se cache quelqu'un de soucieux de son entourage et d'une grande compassion. Même s'il est très peu démonstratif, il tient à ses partenaires et à la cause qu'il défend. Il sait apprécier la compagnie des autres à condition qu'elle ne soit pas trop envahissante, et est même capable de traits d'humour par moment accompagnés en général d'un sourire posé, car lorsqu'il se livre à de l'ironie, ses interlocuteurs ont trop de mal à s'en apercevoir en raison de sa constante expression sérieuse....

Cependant, Ludwig n'a eu que très peu d’interactions sociales dans sa vie, ce qui se manifeste chez lui par une facette naïve et excentrique : en effet, malgré son âge il ne semble pas familier avec certains aspects du monde pourtant basiques, tels que le prix de la vie (ce qui lui a valu par exemple de se faire escroquer par le marchand à qui il a acheté ses vêtements actuels), certaines formes de politesse, ou encore le sens caché de certains objets ou paroles : il aura tendance à rester fixé sur le sens littéral, ne parvenant pas à interpréter correctement les dires des autres, et fera parfois preuve d'un manque de tact alarmant. De plus, certaines choses insignifiantes ou alors très spécifiques (comme le mode de vie de certains animaux) pourront éveiller en lui une fascination absolue, contrastant grandement avec sa façade d'homme sérieux et mature. Par ailleurs, Ludwig a conservé un aspect solitaire, et aime s'isoler quelques fois par jour pour réfléchir, se reposer ou s'adonner à une de ses soudaines lubies (il s'investit beaucoup dans son "rattrapage" de la découverte du monde), et n'appréciera pas beaucoup qu'on vienne l'en tirer pour des raisons futiles. Il a surtout tendance à sortir pendant la nuit, car elle est pour lui aussi familière et réconfortante (si ce n'est plus) que le jour, et lui rappelle également les bons et mauvais souvenirs de son passé, il évite ainsi d'oublier ses erreurs et son unique objectif : démanteler le Conseil de la Magie.

Mais sa personnalité de compagnon distant et étrange, mais somme toute sérieux et sympathique, Ludwig cache un côté plus sombre : en effet, malgré sa compassion, il méprise les personnes qui se permettent de juger sans savoir, et ne se gênera pas pour le leur dire. De plus, s'il est loyal envers ses éventuels partenaires et sa guilde, depuis que le Conseil l'a trahi, sa confiance est devenue plus difficile à gagner, et il s'est juré de ne plus se battre aveuglément pour qui ou quoi que ce soit sans connaître tous les tenants et aboutissants de la situation : il ne supportera pas de se faire instrumentalisé une seconde fois, ou même que quiconque manipule d'autres personnes sans vergogne. Cela le plongera dans une froide mais profonde colère, qu'il sera extrêmement difficile de calmer. Il ne tolère pas non plus les trahisons sans circonstances atténuantes ou les actes égoïstes déguisés en "sacrifices nécessaires" : s'il y a des sacrifices à faire, il y consentira, mais seulement s'il n'a pas d'autres choix.

Ainsi, lorsque vous gagnez sa confiance Ludwig est un ami loyal, mais la moindre trahison pourra s'avérer très dangereuse. A propos de cela, Ludwig n'hésite pas à blesser ou tuer s'il le juge nécessaire, mais ne s'abandonne jamais à de la violence gratuite. Cependant, son passé a laissé en lui l'empreinte d'un tueur de sang froid, et cette terrifiante facette pourrait ressurgir s'il est confronté à des actes particulièrement monstrueux malgré sa volonté d'éteindre cette aspect de lui...


Histoire


(Avant de commencer, les liens en noir sont des musiques d'ambiance, je n'ai pas réussi à créer des barres audio fonctionnelles : l’histoire présente moins bien et certaines nécessiteront d'être mises en boucle mais j'espère malgré tout que ces musiques renforceront l'immersion. Sur ce, bonne lecture !!)

Prologue

https://www.youtube.com/watch?v=yn-QbNksp4c

An 752
La région située au-delà des montagnes au sud du royaume de Fiore est relativement peu connue de la population : en effet, l’imposante chaîne coupe une bonne partie de la contrée du reste du monde, et oblige tous les voyageurs ou visiteurs à faire une traversée risquée des monts ou un détour peu commode. De plus, un unique port de modeste envergure doit assumer seul le rôle d’artère commerciale de la région, renforçant l’enclavement des habitants des villes et villages environnants. Pourtant, malgré ces conditions peu favorables, le petit village de Wolcry se maintient depuis de nombreuses années. Cette bourgade est nichée au pied des montagnes et doit cette ténacité aux mines de cuivre et de fer qui semblent loin de s’épuiser malgré leur exploitation continue par des générations de villageois, quasiment tous mineurs ou artisans modelant le métal en toutes sortes d’artéfacts, qu’ils vont ensuite livrer au port afin de faire tourner leur commerce. Le village s’est toujours trouvé dans une précarité économique plus ou moins marquée, mais il en fallait plus pour briser le moral de ces travailleurs endurcis, vivant au jour le jour avec le sourire quoi qu’il arrive. Ainsi, la vie à Wolcry était parfois monotone, souvent éprouvante, mais toujours réjouissante, et chaque habitant du village voyait ses voisins comme des membres de leur propre famille. Cependant, contrairement aux apparences, la faillite n’était pas le danger le plus immédiat menaçant le village…

https://www.youtube.com/watch?v=YUis27RTARk

Personne n’aurait pu imaginer ce qui frappa Wolcry le 17 mars 752.

Tout s’était passé si vite et avec tant de brutalité que même aujourd’hui le souvenir de cette nuit est gravé dans l’esprit des rares survivants, pourtant aucun d’entre eux ne serait capable de décrire clairement les événements. Tout ce que vous obtiendrez seront des bribes de témoignages floues : une silhouette étrange s’approchant à pas lents du village. Un cri d’enfant déchirant la nuit. Une multitude de bras se mouvant à la vitesse de l’éclair. Des membres déchiquetés. Une mer de sang et de cadavres souillant le sol de Wolcry. Les maisons dévorées par des flammes mauves. Lorsque que le danger finit par s’écarter, une poignée de villageois s’était réfugié dans les mines avait pu échapper au massacre. Parmi elles se trouvait le professeur du village, un homme d’âge mûr de bonne éducation et versé dans l'art de la guérison qui avait fini par quitter Crocus pour s’installer à Wolcry pour y suivre l'élue de son cœur, qui malheureusement n’était plus, fauchée par le tourbillon de violence qui avait rasé le village. Une catastrophe que seul l’érudit avait réussi à nommer, grâce à son instruction et à ses nombreuses lectures : l’auteur de ce carnage n’était autre qu’un Etherias, un démon du livre de Zeleph.

Pourquoi une telle abomination était venue jusqu’à leur village, il n’en avait aucune idée : la fin d’une longue errance dans les montagnes ? Un acte prémédité ? Il ne pouvait trancher, mais il n’en avait cure, un problème bien plus important lui déchirait le cœur : son fils, la première victime du démon, ne revenait pas à lui, et malgré tous les soins que son père avait apporté sa blessure était toujours inquiétante, il n’avait aucune chance de passer la nuit dans son état. Son père prit alors une décision désespérée : si son savoir ne pouvait sauver son fils, alors il ferait appel à un autre pouvoir. Accompagné de quelques survivants, il retourna au village déserté par la bête, retrouva le peu de matériel qu’il avait dissimulé sous une trappe dans sa demeure et qui avait échappé à la destruction. Pendant qu’il consommait l’intégralité de sa maigre réserve d’ingrédients dans une mixture curative, les villageois allèrent chercher avec des haut-le-cœur ce que l’Etherias avait laisser derrière lui : un de ses nombreux bras, tranché par une attaque courageuse de mineurs armés de pelles et de pioches, qui avait été rapidement fauchés par le démon à peine agacé. Le professeur pompa alors le sang restant dans le membre, l’ajouta à sa potion avant d’y mélanger son propre sang : il avait cru comprendre que le pouvoir des démons, les malédictions, surpassaient même la magie, il avait ainsi l’intention de mettre cette affirmation à l’épreuve, son propre sang augmentant la compatibilité avec l’organisme de son fils. C’était la dernière chance qui lui restait pour sauver son enfant. L’érudit offrit son sang jusqu’à en perdre connaissance, ce furent donc les villageois qui firent boire le breuvage au blessé. Après plusieurs administrations séparées, la potion était entièrement épuisée et le garçon ne bougeait toujours pas. D’autres survivants, accablé de plus belle par ce trépas se mirent à sangloter : qu’avaient-ils fait pour mériter un tel sort ?

Cela aurait pu durer encore un moment, si l’un d’entre eux ne s’était pas tourné une dernière fois vers le corps étendu.
Le cri de surprise du témoin attira l’attention du groupe, qui reporta son attention sur le jeune garçon.
Nouveaux cris et hoquets de surprise, qui se muèrent en éclats de voix émerveillés.
Finalement, ils auront peut-être une bonne nouvelle à annoncer au professeur à son réveil…

Chapitre 1 : Les deux exorcistes

https://www.youtube.com/watch?v=ZYmLVigyq7M

An 777, cité d'Akalifa

« Allons, dépêche-toi Ludwig, nous n’avons toute la journée, dit d’une voix calme mais ferme le professeur Carmilla Clarimonde, une estimée fonctionnaire du Conseil de la Magie, qui avançait d’un pas alerte et menaçait de distancer son élève qui rêvassait derrière elle.
-D’accord ! J’arrive professeur !! » Répondit le jeune homme arraché à sa rêverie qui trottinait à présent pour la rattraper.

L’apprenti était en proie à une excitation des plus totales, mêlée à une anxiété tout aussi grande : aujourd’hui était un grand jour, peut-être l’un des plus importants de sa vie ! A l’approche de cet instant de vérité, il s’était alors remémorer la suite d’évènements qui l’avait mené à ce moment, et n’en revenait toujours pas de sa chance. Qui aurait cru qu’une membre du Conseil se serait un jour présenté à la pension Rosenwald, un orphelinat quelconque de la ville, et l’aurait choisi lui, Ludwig, parmi tous les autres enfants pour le former à une mission de la plus haute importance ? Il n’était alors âgé que de 4 ans, et toute sa vie le professeur l’avait formé à la magie, ou plutôt une magie dans le but d’éradiquer un nouveau fléau qui menaçait discrètement mais sûrement le royaume tout entier. La formation avait été difficile, voire très éprouvante, le caractère rêveur et doux du jeune homme n’attisant pas la confiance de son maître, mais il avait tenu bon, et il allait à présent enfin mettre en pratique tout ce qu’il avait appris : il lui tardait de passer cette épreuve pour ensuite pouvoir vaincre ces monstres répugnants qu’étaient les…

« Ludwig ! Plus vite je te prie ! » La voix du professeur avait résonné une fois de plus, légèrement agacée par le nouveau rêve éveillé de son élève. Ce dernier ne se fit pas attendre, et tint la cadence de la femme en milieu de quarantaine jusqu’à leur arrivée à leur destination : une salle souterraine, profondément enfouie sous le complexe du Conseil où il avait étudié toutes ces années. Une lourde porte de fer verrouillée par un cadenas scellé magiquement dont seul le professeur possédait la clé. De larges vitres disposées de chaque côté de la porte laissaient entrevoir la pièce, un espace carré large de plusieurs dizaines de mètres et complètement vierge. Ludwig remarqua alors que son maître s’était tourné vers lui, et l’expression sur son visage était effrayante de sérieux.

« Bien, je vais te rappeler une dernière fois comment se déroulera ton examen : tu vas entrer dans cette pièce et vaincre tes deux adversaires avec la magie que je t’ai apprise en essuyant le moins de dommages possible. Tu devras te montrer efficace, cette magie est très demandante et une fois tes réserves épuisées, tu n’auras plus aucune chance de faire face à l’ennemi. Suis-je claire ?
-Oui professeur, répondit Ludwig, gagné petit à petit par l’anxiété.
-Parfait. » Tout en prononçant ces mots, Carmilla posa la main sur l’épaule du jeune homme et repris d’une voix plus douce.

« Ludwig, je sais que ta formation était particulièrement ardue et que je n’ai pas toujours été tendre avec toi, mais c’était pour être sûre que tu sois prêt à affronter ce qui t’attend : ces êtres sont impitoyables, et tu représentes notre meilleur espoir de les effacer de la surface de Fiore avant qu’ils ne causent des dommages irréversibles. Ta mission est importante Ludwig, c’est une grande cause qui mérite qu’on lui offre sa vie. Me comprends-tu ?
-Oui professeur, mais ne vous inquiétez pas, je suis parfaitement préparé : grâce à votre formation, j’accomplirai ma tâche sans faillir, vous ne serez pas déçue !
-Fort bien, répondit la savante avec un sourire de satisfaction. Va maintenant, il est temps : sois brave Ludwig. »

Carmilla ouvrit la porte imposante grâce à sa clé, et s’écarta légèrement pour laisser place à son apprenti. Celui-ci déglutit, serra les poings un instant, puis entra avec une expression déterminée. La porte se referma derrière lui, mais la grille située sur le mur opposé, elle-aussi protégée magiquement, commença à se déverrouiller, puis à s’ouvrir lentement avec de multiples grincements. Ludwig avançait toujours, et s’arrêta après avoir parcouru la moitié de la pièce.

https://www.youtube.com/watch?v=c0REcwOWK6k

Il apercevait ses adversaires, qui s’était jeté contre la grille et attendait en piaffant son ouverture complète, qui ne tarda pas à arriver, libérant ainsi les créatures : l’une était de taille moyenne, humanoïde aux longues oreilles et longues dents, plus poilu qu’un être humain, et doté d’ailes parcheminées s’ouvrant au niveau de ses poignets et de redoutables griffes, balayant ses environs de ses yeux révulsés. L’autre était une abomination, un être humanoïde également, mais bien plus monstrueux : une carrure colossale, haut d’au moins 2m30, des bras épais comme des troncs d’arbres garnis de bouches aux dents acérées, une peau d’une pâleur inquiétante, un faciès déformé muni d’une impressionnante mâchoire prognathe et percé par deux yeux aux pupilles rouges écarlates.

Les ennemis que Ludwig allait devoir combattre une fois sa formation achevée.

Des vampires.

D’après son maître, ces bêtes assoiffées de sang étaient apparues on ne sait comment il y quelques années, et avait entrepris de répandre le carnage dans les petits villages du royaume. Ils ne se montraient que la nuit, et s’attaquaient à tous les humains qu’ils croisaient afin de se repaître de leur sang jusqu’à être rassasiés. Mais le plus inquiétant était qu’ils pouvaient changer leurs victimes en vampires à leur tour afin de sauvegarder leur espèce : à terme, le fléau risquait d’atteindre une part significative de la population de Fiore, mais leurs capacités surnaturelles mettaient à mal même les mages expérimentés. Bien plus expérimentés qu’un jeune garçon de 15 ans en tout cas. Mais Ludwig n’avait pas peur : il s’était préparé toute sa vie, et n’était pas démuni. Il prit une grande inspiration et cria le nom de sa magie pour se donner du courage :

« TAKE OVER : NOCTURNE SOUL !! »

Une magie permettant d’absorber l’âme des vampires et de s’approprier leurs pouvoirs.

L’arme parfaite pour éradiquer la menace rapidement, que le professeur Clarimonde avait mise au point et dont Ludwig était le premier initié.

En quelques secondes, Ludwig avait pris la même apparence que le vampire-chauve-souris, et il s’élança avec célérité vers ses adversaires. Son plan était simple : harceler le plus grand pour le fatiguer tout en mettant le vampire chétif hors d’état de nuire. Il esquiva les coups furieux du géant tout en donnant de violents coups de griffes à sa cible pendant quelques minutes, puis il s’éleva aussi que le lui permettait le plafond et l’acheva d’une violente charge en plantant ses griffes dans sa gorge. Il se tourna ensuite vers son ennemi restant : il avait faibli après tous ses efforts pour saisir Ludwig, ses mouvements devenaient prévisibles. Voulant profiter de son avantage, Ludwig se transforma une nouvelle fois : son corps grandit et s’épaissit, et le voilà transformé en colosse pâle, mais malgré tout moins impressionnant que le vampire. Le jeune homme attendit le coup du monstre, l’esquiva et faucha ses jambes avant de l’écraser de tout son poids et de le rouer de coups : le vampire peinait à se défendre devant ce féroce assaut, Ludwig allait le dominer en maintenant ce rythme. Mais alors que ce dernier s’apprêtait à donner le coup de grâce en joignant ses poings dans le but de les écraser sur le crâne meurtri de son ennemi, une douleur fulgurante le saisit au ventre : non, pas maintenant !! Il allait triompher, il ne pouvait pas déjà avoir atteint ses limites ! Le vampire profita alors de cette faiblesse pour repousser son adversaire et l’asséner de violents coups dans le thorax. Ludwig encaissa durement les chocs, paralysé par le feu qui s’étendait à présent dans tout son corps. Il fut alors plaqué au sol, puis le colosse approcha sa puissante mâchoire du coup de Ludwig, qui ne pouvait se dégager à cause de son plus petit gabarit. Le jeune homme lutta désespérément, mais l’issue du combat était inexorable : le vampire allait déchirer sa gorge et il ne pouvait l’en empêcher…

C’est alors qu’un cri de guerre se fit entendre, se rapprochant de la position des combattants. Intrigué, le vampire leva la tête, juste à temps pour voir une immense lame noire traverser sa mâchoire. Il se redressa en poussant un hurlement de douleur, mais la même lame se leva à nouveau et s’enfonça dans son abdomen. Accompagnée par le grommellement d’un effort soutenu, l’arme continua son avancée, et après quelques secondes le colosse s’abattit sur le côté avec un gargouillis écœurant et ne se releva pas. Ludwig, ayant retrouvé forme humaine, se tourna vers l’intervenant en s’attendant à voir son maître, mais la personne était un parfait inconnu : un jeune homme bien bâti dépassant Ludwig d’une demi-tête environ, des cheveux noirs mi-longs, portant des vêtements blancs marqués de l’emblème du conseil semblables à ceux de Ludwig et tenant une immense épée noire de forme rectangulaire, sans même de pointe. L’arme était ridiculement grande, presque plus grande que celui qui la maniait, mais en observant plus longuement les bras sculptés par l’exercice de l’inconnu et après avoir vu sa vitesse d’intervention, ses doutes quant à sa capacité à la soulever se volatilisèrent. Mais une fois la surprise passée, une intense frustration s’empara de lui : de quel droit ce type était-il intervenu ? C’était le plus grand moment de sa vie, la consécration de son apprentissage qui venait de lui être volé par ce… Ce tas de muscles sans cervelle !!

https://www.youtube.com/watch?v=IJfVGrxseRQ

« Qui es-tu, et qu’est-ce que tu fais ici ? Dépêche-toi de répondre !! S’exclama vivement Ludwig en se relevant.

-Hein ? Eh bien, je suis occupé à te sauver l’ami : désolé, je vais te dégoter un autre adversaire, comme ça tu pourras reprendre là où tu en étais, même si ce n’était pas très glorieux, haha ! Répondit l’inconnu d’une voix enjouée mais en se retournant vers Ludwig. Il semblait avoir 2 ans de plus que ce dernier, et son visage était éclairé par un sourire malicieux, comme quelqu’un qui s’amusait à taquiner un ami. Malheureusement, Ludwig ne le percevait pas vraiment comme tel…

-Quoi ? Je… J’aurais très bien pu m’en sortir sans toi ! Est-ce que tu te rends compte de ce que tu viens de ruiner, espèce de… s’emporta Ludwig, ce qui était assez inhabituel chez le jeune homme, mais il attendait ce jour depuis si longtemps…

-Ça dépend, si ton objectif était de découvrir le goût de la poussière, alors effectivement j’ai tout gâché, désolé ! » L’épéiste se fendit d’un sourire encore plus large. Ses paroles étaient moqueuses mais son attitude laissait voir qu’il parlait sans mépris, ce qui ne calma pas Ludwig pour autant, qui s’apprêtait à répondre en grinçant des dents lorsque Carmilla Carlimonde entra à son tour dans la pièce et s’avança vers les deux garçons.

« Je suis contente de voir que vous êtes si pressés de vous connaître, vous en aurez certainement besoin à l’avenir, mais calmez-vous un instant je vous prie.

-Maître, que signifie…

-Je t’ai demandé de te calmer, repris le professeur en insistant de plus belle et en plantant son regard dans celui de son apprenti, qui se ressaisit et se tut. Laisse-moi t’expliquer : pendant ton apprentissage, je m’étais demandé à de multiples reprises si tu allais t’en sortir seul pendant ta tâche. Je ne doutais pas que tu deviendrais un combattant redoutable, mais tu n’es pour autant à l’abri d’un imprévu et tu seras sûrement amené à affronter plusieurs adversaires à la fois, et donc susceptible d'être attaqué par surprise. Une seconde d’inattention pourrait te coûter très cher, comme cela a failli aujourd’hui, c’est pourquoi j’avais besoin de former un second apprenti, un coéquipier. Il se trouve que ce jeune homme s’est porté volontaire il y a 3 ans et a suivi un entraînement séparé, j’avais l’intention de te le présenter à l’issue du test. Il se nomme…

-Arthur Van Helsing, dit l’adolescent en devançant ainsi le professeur, enchanté ! » Tout en parlant, il tendit sa main vers l’apprenti exorciste dans un geste amical et viril que Ludwig ignora avant de demander à Carmilla :
« Professeur, vous êtes sûr qu’il ne sera pas encombrant ? Il est loin d’être aussi entraîné que moi, alors que j’ai passé 11 ans à étudier les vampires et leurs points faibles, je ne pense pas que….

-Certes, Arthur n’a pas la même expérience que toi, mais il sait fort bien se défendre comme tu as pu le constater, et ne sera en aucun cas un poids mort au combat. D’ailleurs, en parlant de formation, tu sembles avoir un problème d’endurance avec le Take-Over, il va falloir y remédier avant d’envisager tes premiers pas sur le terrain. De même, la technique d’Arthur est encore trop…Abrupte, il a encore besoin de leçons. Je ne veux prendre aucun risque avant de vous envoyer combattre. Cela nous laissera du temps pour aiguiser votre travail d’équipe, il sera indispensable par la suite.

-Exactement, renchérit Arthur, une expression légèrement agacée sur le visage. A ce propos, tu pourrais peut-être…» Continua-t-il en secouant sa main toujours tendue devant lui. Mais Ludwig était abasourdi : il avait échoué, ses premières missions reportées, et il allait devoir faire équipe avec ce…. Ce saltimbanque ! Mais le regard inquisiteur de son maître l’incita à se rapprocher de Van Helsing avec un soupir las : quelle journée infecte….

« A la bonne heure, dit Arthur en voyant son futur coéquipier s’avancer. Tu peux compter sur moi, euh… Il s’interrompit en réalisant qu’il ignorait le nom de son partenaire.

-Ludwig. Ludwig Rosenwald. » Compléta Ludwig en serrant la main du grand gaillard. Il ignorait comment les choses allaient évoluer, mais il n'était pas vraiment confiant...

Chapitre 2 : Traquer le mal

https://www.youtube.com/watch?v=iEkI95MwlkE

Ans 777 à 788 :

2 ans s'écoulèrent alors, pendant les exorcistes purent parfaire leurs techniques respectives ainsi que leurs stratégies en tant que duo. Cette partie-là fut ardue pendant les premiers mois, la frustration de Ludwig de devoir partager la mission de sa vie avec un inconnu qui semblait prendre un malin plaisir à se payer sa tête et le caractère plus insouciant de Van Helsing ne facilitant pas leur coordination, et les scènes pendant lesquelles Ludwig pestait contre son aîné pendant de longues minutes avec des piques plus désuètes les unes que les autres pendant que ce dernier se contentait d'utiliser son bien meilleur sens de la répartie en riant sous l’œil fatigué de leur maître furent nombreuses... Mais avec le temps ils gagnèrent en maturité et s'assagirent tous les deux, et le professeur Carlimonde donna enfin son feu vert pour que le duo débute ses missions : ils opéraient le plus souvent seuls, soit disant pour ne pas attirer trop l'attention sur eux et éviter que la population ne panique plus que de raison, se rendaient dans les endroits ayant subis récemment une attaque ou où des indices menant à des vampires avaient été laissé. Une fois les monstres localisés avec précision, ils les embusquaient et les éliminaient au plus vite. Ils n'intervenaient réellement qu'une fois la nuit tombée, car ils étaient beaucoup plus difficile à débusquer de jour d'après les leçons du professeur, de plus cela leur permettait de passer d'autant plus inaperçus.

Les traques s'enchaînèrent ainsi pendant plusieurs années, pendant lesquelles leurs péripéties avaient entrepris de souder les coéquipier, jusqu'à ce qu'ils éprouvent l'un pour l'autre un respect mutuel : Ludwig avait appris à apprécier le caractère enjoué et la langue bien pendue d'Arthur Van Helsing, qui ne manquait pas de désamorcer la tension parfois écrasante qu'apportait l'importance de leur mission. De plus, il devait reconnaître que malgré sa formation moins soutenue que la sienne, Arthur était devenu un combattant talentueux : il chargeait sans crainte ses adversaires, qu'ils soient seuls où 5 et faisait bonne usage de son impressionnante carrure en parant sans faillir les lourds coups des vampires avant de riposter avec fougue, fendant, tailladant, écrasant, ne leur laissant aucun répit jusqu'à ce que son épée, Achéron, ne leur transperce la poitrine. Cette objet enchanté, lié au bras droit du jeune homme par un sortilège semblable à la magie de rééquipement lui permettant d'invoquer puis de stocker l'épée à tout moment, avait été confié par Carmilla à Arthur afin de parer à la robustesse des vampires Vollmond (un surnom que les exorcistes s'étaient accordés à donner aux vampires colossaux pour des raisons pratiques) : les blessures causées par cette arme guérissent excessivement lentement et ne peuvent être améliorées par quelques moyens que ce soit, le seul moyen d'en réchapper et d'attendre la guérison naturelle au bout de plusieurs heures, heures que les vampires n'avaient heureusement pas, car même sans cette propriété la taille colossale de la lame permettait d'ouvrir d'énormes plaies dans le corps des bêtes, voire même de trancher des membres. Mais cette proportion n'handicapait même pas Arthur, qui la maniait avec adresse, et il arrivait même à esquiver les coups sans problème tout en la portant : une véritable force de la Nature...

De son côté, l'opinion de Van Helsing sur Ludwig s'était nettement améliorée : alors qu'il ne voyait au début qu'un gamin un peu maniaque et à fleur de peau, les nombreuses épreuves qu'ils avaient traverser l'avait fait comprendre à quel point il le sous-estimait autrefois. L'éducation assidue de son partenaire portait ses fruits, Ludwig connaissait absolument tout des vampires, de leurs mode opératoire à leurs point faibles, et il planifiait ainsi chaque traque en fonction du comportements que le vampire pouvait avoir selon la situation, de leur environnement et de leur état, afin de limiter les risques de casse au maximum. De plus, ses plans se révélaient presque toujours parfaitement adaptés, et leurs missions étaient ainsi rarement réellement périlleuses. Il s'était également habitué au caractère plus calme et mesuré de son cadet qui gardait la tête froide en toute circonstance, bien pratique dans les situations où lui-même se montrait plus, disons, hâtif... Bref, il appréciait désormais sa compagnie, bien plus agréable qu'au début de leur entraînement. Et au-delà de ça, sa technique de combat avait finalement pris forme : il maintenait le Take-Over bien plus facilement qu'auparavant, et son endurance n'était plus un problème majeur. Sa magie lui permettait de s'adapter à toutes les éventualités, il s'élançait aérien et agile, avant de se changer en bloc de puissance brute. Même quand il lui arrivait de combattre sans se transformer, sa formation poussée transparaissaient, et Arthur se souviendrait longtemps du jour où il avait maîtrisé seul deux Nosferatu (leur surnom pour les vampires chauve-souris)  à mains nues avant de les absorber avec sa magie, ne leur laissant aucune chance.

Ainsi, les jours et les missions se succédèrent, le duo se montrait redoutable d'efficacité conformément aux attentes du professeur Carlimonde, et le nombre de vampires diminuait rapidement et dans une discrétion relative. A cette époque, le caractère de Ludwig était devenu beaucoup plus posé : la jalousie était derrière lui, il accomplissait enfin la tâche capitale à laquelle il était destiné avec brio, le professeur était satisfaite il ne saurait être plus heureux. Cependant, il ne soupçonnait pas que durant l'une de leurs permissions sa vie allait prendre un tout autre chemin, un chemin qui finirait par le mener à l'opposé de ce qu'il croyait aveuglément être sa destinée...

An 788, cité d'Oshibana


https://www.youtube.com/watch?v=egy4LnZvl7o


Après avoir réalisé une série de missions particulièrement éprouvantes, les deux équipiers s'étaient vu offrir une permission de 5 jours, qu'ils avaient décider de passer à Oshibana : ils arrivèrent ainsi à leur destination pendant une après-midi de mars classique, et se frayèrent difficilement un chemin à travers la foule habituelle de la gare, le lieu emblématique de la ville industrielle.

"Pfiou... Eh ben, pouvoir sortir de cet endroit se mérite ! Soupira Arthur Van Helsing à leur sortie du bâtiment, après de nombreuses minutes à jouer des coudes. Si toute la ville est aussi bondée, je préfère encore retourner affronter les vampires : aucune de nos missions n'arrive à la cheville de l'heure de pointe de cette ville !

-Effectivement, j'ignorais qu'on pouvait rassembler autant de personnes en un seul endroit...Renchérit Ludwig, éreinté lui aussi. Mais tout de même, notre trajet fut des plus édifiants : cette machine, ce "train" comme tu l'as appelé est vraiment une machine fascinante !

-...

-Une telle distance en si peu de temps, qui plus est dans un tel confort, c'est extraordinaire !

-Ludwig, je ne t'ai pas vraiment posé la question jusque là, mais depuis qu'on a commencé les missions en extérieur j'ai trouvé ton comportement parfois étrange : au début ce n'était pas bien grave, je pensais juste que tu étais étourdi ou quelque chose du genre, mais quand tu as passé près de deux heures à observer des vaches paître dans un champ avec un air complètement fasciné sur ton visage il y a quelques temps, ou quand le mois dernier tu as plaqué au sol et livrer aux autorités un marchand parce qu'il prétendait vendre des fruits "à mourir de plaisir", je me suis vraiment inquiété. Je veux dire, ne pas avoir une grande culture générale est une chose, mais ignorer à 19 ans ce qu'est une vache où à 26 ans ce que veut dire l'expression "à mourir de...", c'est carrément handicapant. Pareil, quand nous arrivé à la gare, tu as commencé à étudier l'extérieur du train pendant une demi-heure et on a failli le manquer.... Franchement Ludwig, combien de fois es-tu sorti du bâtiment du Conseil pendant ta formation ?

-Pas une seule fois.

-Ah d'accord, c'est pour ça que... QUOI ? QU'EST CE QUE TU RACONTES ? S'écria Arthur d'un seul coup, attirant l'attention des personnes passant près du duo.

-Je ne te racontes rien, je réponds à ta question : je n'ai jamais quitté une seule fois le bâtiment du Conseil d'Era pendant ma formation.

-MAIS COMMENT C'EST.....

-Excuse-moi, peut-tu parler un peu plus fort ? Je ne sais pas si les personnes du fond t'ont entendu clairement..."

-Après la remarque de son partenaire, Arthur se retourna et vit qu'à présent toutes les personnes proches de l'entrée de la gare les fixaient avec un mélange de curiosité et de surprise. Après cette constatation, le grand gaillard se calma et entraîna Ludwig vers le reste de la ville, s'écartant ainsi de la foule de badauds. Après quelques instants de marche, ils reprirent leur conversation dans une grande allée moins encombrée, mais tout de même assez fréquentée.

"Bon, je me suis un peu emporté, mais tu n'étais pas sérieux quand tu disais ça, pas vrai ? Tu ne peux pas n'avoir JAMAIS quitté cet endroit.

-Bien sur que non, j'étais autorisé à me reposer dans la cour à l'extérieur pendant mes pauses, mais je ne suis jamais sorti des limites du bâtiment du Conseil.

-Mais, pourquoi ? Et qu'est-ce qu'on t'apprenait pendant toutes ces années : comment peut-tu avoir passé 11 ans de ta vie à étudier et connaître aussi peu le monde extérieur ?

-Tout simplement afin que je puisse me concentrer entièrement sur ma mission de chasseur de vampire : tout ce que j'ai appris concernait les vampires, leurs caractéristiques des techniques de combat en général, de la stratégie.... Tout ce qui pourrait m'être utile pour suivre ma voie. J'étais cependant assez curieux de découvrir le monde au début de mon apprentissage, mais cette envie m'a quitté quand j'ai fini par comprendre que c'était pour le mieux : ainsi je serais parfaitement préparé aux épreuves qui m'attendaient et de toute façon j'aurais tout le temps nécessaire pour découvrir le monde pendant mes missions. Regarde, à présent nous nous débrouillons très bien et je découvre l'extérieur, tu vois donc que c'était une décision raisonnable.

-Ouais, raisonnable, c'est ça...Répondit Van Helsing d'un ton tremblant, ne parvenant pas à assimiler entièrement ces nouvelles informations : Ludwig était si dévoué à leur travail que cela ? Bien sur qu'il était lui même redevable au Conseil et mettait tout son cœur dans sa tâche, mais à ce niveau-là c'était bien trop exagéré, et il ne savait pas trop quoi penser de la manière nonchalante avec laquelle son compagnon décrivait cette absurdité...

-A ce propos Arthur, repris Ludwig, je ne connais pas non plus la raison pour laquelle tu t'es porté volontaire : tu m'as dit à plusieurs reprises que tu avais une dette envers le Conseil, mais tu ne m'a jamais révélé en quoi elle consistait exactement.

https://www.youtube.com/watch?v=XKeY_ow6TZQ

-Ah oui, ça...Soupira le concerné, son expression se changeant en masque grave et son regard plus distant, ce qui était très inhabituel chez lui qui présentait toujours un visage confiant en toute circonstance. En vérité, je ne voulais pas te dire toute la vérité parce que je suis l'aîné de nous deux, ma fierté n'aurait pas supporté que tu me prennes en pitié ou que tu ne me crois pas fiable, tu comprends ? Surtout à l'époque où nos rapports étaient soit forcés, soit tendus, avec ton fichu caractère !

Mais la tentative d'humour d'Arthur n'avait pas détourné l'attention de Ludwig des mots de son partenaire : que lui était-il arrivé pour qu'il le cache pendant toutes ces années ? Il suivait ainsi ses paroles avec la plus grande attention, sans cesser de le fixer d'un regard anxieux.

-Enfin, maintenant que ça va mieux, je suppose que je peux te le dire : je suis malade Ludwig, une maladie de naissance potentiellement mortelle. Mais le plus gros problème était que je viens d'une famille modeste avec beaucoup d'enfants, et mes parents n'avaient pas les moyens pour payer un quelconque traitement, et mes symptômes s'aggravaient de jour en jour sans que personne ne puisse faire quoi que ce soit. Cette saloperie aurait dû m'emporter vers mon dixième anniversaire, mais c'est alors que des représentants du Conseil de la magie se sont présentés à mes parents : ils étaient en train de mettre au point un traitement expérimental pour des malades comme moi, et leur proposait de le tester sur moi, sans frais bien entendu. N'ayant plus rien à perdre, nous avons tout de suite accepté leur offre et je fus conduit dans un bâtiment où je fus endormi pour les besoins de leur méthode. A mon réveil, les symptômes de ma maladie s'étaient complètement résorbés, je me sentais plus en forme que je ne l'avais jamais été et je n'avais mal nul part. Malheureusement, la maladie n'a pas pu être complètement guérie, et je dois prendre régulièrement des médicaments qu'ils proposèrent de me fournir à vie si j'acceptais de suivre une formation particulière dans quelques années. Tu n'imagines même pas comme j'étais fou de joie ce jour-là : j'étais enfin libéré cette maudite maladie qui m'avait volé les premières années de ma vie, et on me réservait une place pour travailler pour le Conseil !! J'ai bien sûr accepté sans hésiter, et mes parents me donnèrent également leur aval. Ainsi, 4 ans plus tard je fus présenté au professeur Carlimonde et qu'elle me forma au combat, en même temps que toi donc, et nous y voilà...

Tout en achevant son monologue, Van Helsing sortit d'une poche de son manteau une petite fiole d'une dizaine de centimètre contenant un liquide vert clair, qu'il tourna vers Ludwig.

-Tiens, c'est ce médicament dont je te parlais : je dois boire ça 3 fois par jour, sinon mes symptômes risquent de revenir apparemment, du coup je m'arrangeais pour le boire en cachette pendant nos séances d'entraînement. Je ne te raconte pas le nombre de fois où j'ai failli me trahir avec ce truc !

-Arthur, je.... Je ne sais pas quoi dire, dit Ludwig, complètement abasourdi par ce récit. Tu te montrais toujours souriant, parfois à la limite de l'agaçant, je n'aurais jamais imaginé que tu avais un tel passé, je...

-Bah, ça va, ne te fais pas de bile, ça va beaucoup mieux maintenant, inutile de me prendre en pitié ! J'ai l'air pitoyable d'après toi pendant nos missions ? C'est derrière moi maintenant, et j'ai bien l'intention de rattraper le temps perdu ! Bref, c'est comme ça que je suis devenu ton partenaire. J'ai vite réalisé que c'était un boulot à risque, mais je dois littéralement ma vie au Conseil, donc ça ne me pose pas de problème. En plus, l'argent qu'on reçoit pour nos services me permet de maintenir ma famille dans une bonne situation, alors j'ai vraiment tout à gagner ! J'ai même un compagnon d'arme en prime, et même s'il est un peu étrange de temps en temps ça vaut le coup de rester avec lui !!" S'écria Van Helsing en donnant une tape amicale dans le dos de Ludwig, le visage rayonnant de nouveau.

Ce dernier se rasséréna et sourit devant l'attitude d'Arthur : malgré tout ce qu'il avait traversé, il ne s'était jamais défait de son attitude optimiste et avait persévéré jusqu'à aujourd'hui, où il pouvait enfin essayer de profiter de la vie. Si son compagnon gardait toujours le sourire, alors Ludwig se devait de le conserver également, se lamenter sur son sort serait insultant pour lui : il garderait ceci en mémoire, mais il ne cesserait de le voir  comme son partenaire enjoué Arthur Van Helsing, et non pas comme un malade incurable à plaindre en permanence. C'était la meilleure façon de rendre hommage à sa ténacité.

"Hé hé, merci mon ami, repris Ludwig d'un ton plus détendu. Mais dis-moi, tu es sûr que ton traitement n'a pas d'effets secondaire ? Des effets qui te pousseraient à avoir, par exemple, des choix vestimentaires discutables ? Continua-t-il avec un léger sourire en désignant la cape blanche de Van Helsing, qu'il avait faite taillée sur mesure et rajoutée à son uniforme du Conseil.

-Quoi ? S'exclama-t-il, aussi surpris par la remarque sur ses goûts vestimentaires que par l'inattendue tentative d'humour de Ludwig. Mais que me dis-tu là, une cape est toujours un choix pertinent !  C'est élégant, et ça donne un charisme fou !

-Tu dois tout de même avouer que c'est très peu pratique : te rappelles-tu de cette mission où cette cape a failli te coûter..."

La phrase de Ludwig fut interrompue par sa collision avec un autre passant qu'il n'avait pas vu arriver, absorbé par la conversation. L'inconnu, un homme en début de quarantaine vêtu d'extravagants vêtements rouges ornés de roses sur son bras gauche, renversa une partie du liquide que contenait la bouteille qu'il portait à ses lèvres tout en marchant sur le sol de l'allée, manquant d'éclabousser le duo.

"Oh, mes plus plates excuses, j'aurais dû faire plus attention, dit Ludwig, embarrassé par sa maladresse.
-Ce n'est rien, ça arrive, répondit le passant d'une voix tout de même agacée, soyez juste plus prudent quand vous marchez. Sur ces paroles, il sortit un torchon de son manteau et entrepris de nettoyer le sol à la va-vite, puis repris sa route d'un pas alerte après avoir salué les agents du Conseil. Cependant son attitude avait intrigué Arthur, qui le fit remarquer à son compagnon :

-Qu'est ce que c'était que ce type ? Quel maniaque de la propreté se déplace avec un torchon pour nettoyer le sol ?

-Ah, ce n'est pas la réaction normale dans ce genre de situation ? Il aurait peut-être mieux valu que je nettoie, puisque j'étais en faute ? Demanda très sérieusement Ludwig.

-Mais bien sûr que non ! Ah la la, il faut vraiment qu'on fasse quelque chose pour ton inexpérience, tu vas finir par te faire escroquer un jour !!

Pendant que Van Helsing parlait, Ludwig avait baissé les yeux pour observer de plus près les traces restantes sur le sol : il s’agissait d'un liquide rouge clair, qui était à présent en train de sécher. Du vin peut-être ? Non, cela ressemblait à autre chose, mais il n'arrivait pas à dire quoi exactement. Il se baissa alors, recueilli un peu de liquide sur son doigt et le porta à ses lèvres.

https://www.youtube.com/watch?v=IkLNbmf66K4

Il se figea alors en reconnaissant le goût du liquide, puis se tourna d'un air horrifié vers la direction qu'avait prise l'homme en rouge : il avait réellement une bouteille entière de ce liquide ? Cela ne pouvait signifier qu'une seule chose, et ils allaient devoir agir au plus vite.

-Arthur, nous devons absolument rattraper cet homme, dépêchons-nous ! Dit-il avant de s'élancer dans la direction d'où ils venaient.

-Pardon, que... Eh, attends-moi !! S'exclama Arthur en rattrapant Ludwig tant bien que mal. Qu'est ce qu'il y a, tu n'as jamais vu de fleurs non plus ?

-Je t'expliquerais en chemin, mais nous devons faire vite, sinon je n'ose imaginer le danger que court cette ville !"

En effet, ils ne pouvaient pas se permettre de perdre cet homme de vue, qui avait trahi sa véritable nature en reversant sa boisson.
Il ne s'agissait pas de vin, ou même d'une potion.
La bouteille de l'inconnu contenait du sang, et une seule créature humanoïde en boit en de telles quantités.
L'homme en rouge était un vampire.

https://www.youtube.com/watch?v=KHecCiA4uQ8

A suivre dans les prochains messages en raison d'un manque de place...




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♦️♦️ DES COMMENTAIRES ? :: En découvrant le forum, ma fascination pour son univers grandit, jusqu'à ce que la tentation de m'y inscrire l'emporte, et c'est après une longue hésitation sur le contenu de ma fiche que je vous en fait à présent la révélation. Plus sérieusement, j'ai hâte de commencer le RP !
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Dernière édition par Ludwig Rosenwald le Dim 4 Mar - 19:48, édité 47 fois
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yop t'en es où? o/
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le Sam 7 Oct - 21:24
Bonsoir !! Désolé, j'avance un peu lentement, je suis en train de construire l'histoire, j'ai du pas mal la modifier par rapport à ce que j'avais prévu à la base, mais je planche dessus, ne vous inquiétez pas cette fiche n'est pas une épave !
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le Jeu 19 Oct - 11:10
Coucou mon lapin,

Pour savoir où tu en es ? ;-)

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le Jeu 19 Oct - 19:40
Bonsoir !! Alors concernant ma fiche, je pense la mettre en pause : en effet, j'étais trop impatient de la finir, et je n'avais pas vraiment bien posé l'histoire que j'ai du modifier plusieurs fois, du coup je vais prendre le temps de l'écrire de A à Z avant de la poster d'un seul coup. En plus, les bugs de la Màj du forum ont bouffé UNE BONNE PARTIE DE LA DESCRIPTION DES FORMES DE LUDWIG AINSI QUE LE PROLOGUE DE L'HISTOIRE , la fiche actuelle a donc un peu moins de contenu que ce qu'elle devrait avoir, donc ça va un peu ralentir ma progression (mais dans les faits ce n'est pas très grave, j'avais écrit le prologue un peu vite et il pourrait être amélioré).

Je vous tiendrais au courant quand j'aurais terminé, sur ce, à la prochaine !!  
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le Dim 21 Jan - 21:51
Suite de l'histoire :

Chapitre 2 :


Traquer le mal (suite) :

https://www.youtube.com/watch?v=IkLNbmf66K4

Même si leur cible avait une bonne avance sur eux et marchait à vive allure, ses vêtements excentriques n'étaient pas bien difficiles à repérer parmi la foule, et les chasseurs de vampires purent ainsi retrouver sa trace avant de le suivre plus discrètement jusqu'à une modeste et discrète maison proche de l'entrée de la ville, personne n'aurait pu imaginer qu'elle était la demeure d'un dangereux vampire. L'homme en rouge venait de rentrer à l'intérieur, regarda une dernière fois derrière lui comme s'il craignait qu'on l'aperçoive et ferma la porte derrière lui. C'est le moment que Ludwig et Arthur choisirent pour sortir du panneau derrière lequel ils s'étaient dissimulés.

"Tout de même Ludwig, tu es sûr de ton coup ? Demanda l'épéiste en se grattant la tête. Il ne ressemble en rien aux vampires que l'on a vu, on dirait juste un type normal, à part ses vêtements bien sûr.

-J'ignore également comment c'est possible, mais c'est la meilleure explication : quel homme banal boirait des litres de sang comme une boisson ordinaire ? De plus, cela expliquerait également pourquoi il tenait tant à nettoyer le sol lorsqu'il a renversé du sang. Quoi qu'il en soit, cet homme cache quelque chose, et nous nous devons d'intervenir.

-Vraiment ? Même pendant nos jours de repos le boulot nous rattrape, je te jure... Soupira Van Helsing en suivant malgré tout son camarade qui se dirigeait vers la maison. Mais au fait, quel est ton plan pour s'approcher de lui ?

-J'ai d'abord penser à simplement sonner à la porte, mais ça ne fonctionnera pas : il nous a déjà croisé, il se méfiera et nous ne pourrons rien en tirer, d'autant plus que nous travaillons pour le Conseil... Mais peut-être que cette maison a un autre accès, une porte de derrière par exemple, qui pourrait ne pas être fermée.

-Ça marche, allons voir ça ! Sur ses paroles, les deux exorcistes se frayèrent un chemin à l'arrière de la maison, et virent effectivement une petite porte en bois pouvant leur servir d'accès. Ludwig posa la main sur la poignée, mais bien que très bancale la porte ne s'ouvrit pas.

-Raté, constata alors Ludwig. Nous allons devoir trouver une autre...

-Attends une seconde, laisse-moi faire" dit son partenaire en s'approchant de la porte. Il saisit alors délicatement la poignée, colla son flanc droit contre la porte et donna un coup d'épaule modéré : la porte céda sans faire trop de bruit, ce qui leur permit de pénétrer à l'intérieur sans attirer le propriétaire. C'est alors qu'ils furent embusqué par la décoration intérieure : tout les murs, meubles et bibelots de cet endroit étaient aussi rouge que les vêtements de l'inconnu, et certains étaient même ornés de roses rouges. Tant de couleurs vives agressa la rétine des coéquipiers, mais il sortirent alors de ce qui semblait être la cuisine pour se diriger à pas de loup vers la pièce principale. Il n'y trouvèrent personne mais découvrirent un escalier montant à l'étage duquel semblait provenir des voix : ils s'y engagèrent doucement et constatèrent que l'étage contenait deux chambres à coucher dont les entrées se trouvaient de chaque côtés de l'escalier, les voix provenant de celle de droite dont la porte était entrebâillée. Ludwig se rapprocha de cette porta, et jeta un œil dans l'embrasure en veillant à s'exposer le moins possible, et il fut témoin d'une scène particulière : l'homme qu'ils avaient croisés se tenait debout face au lit, sur lequel était allongée une jeune fille d'environ 13 ans vêtue d'étranges vêtements blancs, dont une sorte de cape à laquelle était attachée des rectangles de tissu rouge. Elle tenait à la main une bouteille semblable à celle que l'homme en rouge tenait il y a peu, et semblait être en proie au doute.

"Allez, qu'est ce que tu attends pour boire ? Demanda l'homme en rouge d'une voix à mi-chemin entre l'agacement et l'inquiétude. Tu sais très bien ce qui va arriver si tu ne bois pas !

-C'est que...Je ne sais pas si on peut continuer ça : ces gens n'ont rien demandé, et pourtant nous...

-Ah, ne recommence pas ! Tu crois peut-être que ça me fait plaisir de récolter tout ce sang ? Que je suis content de devoir égorger des passants tous les soirs ? Non, mais nous n'avons pas d'autre choix si nous voulons survivre, c'est comme ça.

-Je sais bien, mais pourtant...

-Écoute, je comprends ton hésitation et c'est très louable à toi de te soucier autant des autres, mais tu sais aussi que nous ne pouvons compter que sur nous-mêmes ! Si on va voir n'importe quel médecin ou mage guérisseur, ils verront que quelque chose cloche et le Conseil nous tombera dessus : nous leur avons enfin échappé et je n'ai pas l'intention de me faire prendre de nouveau ! Tu veux que je te rappelle de ce qu'il s'est passé là-bas ?

-Non...dit la jeune fille d'une voix tremblante.

-Alors bois, et ne t'en fais pas trop : c'est ainsi, nous devons nous nourrir de sang de mage à présent, notre condition nous y oblige !"

Ludwig fut tétanisé par cette conversation : non seulement son intuition était juste et l'homme en rouge était bien un vampire se nourrissant du sang des habitants d'Oshibana, mais il cachait également un deuxième vampire chez lui ! Cela dépassait son imagination, deux étranges vampires à forme humaine au même endroit ? Sortant en plein jour qui plus est, alors qu'on lui avait appris toute sa vie qu'ils ne se manifestaient que la nuit ? La situation était encore plus présente qu'il ne l'imaginait, cette ville était réellement en danger : combien de passants cette créature avait-elle tuée ? En avait-il contaminé d'autres ? Qui plus est, ils étaient assez rusés pour échapper à la vigilance du Conseil et tuer quotidiennement sans attirer l'attention sur eux... Ces vampires étaient bien trop dangereux, il fallait les éliminer à tout prix ! Ludwig se retourna vers Van Helsing et lui fit signe de se préparer au combat,  et bien qu'il avait également suivi le dialogue et était semblait intrigué par ces paroles, il se mit en position.

https://www.youtube.com/watch?v=2C_Ymhvl7g4

Ludwig ouvrit alors la porte d'un seul coup et se jeta sur l'homme en rouge, qui poussa un grognement de douleur quand Ludwig lui asséna un coup de pied au plexus, le poussant contre le mur opposé. La jeune fille poussa alors un hurlement terrifié et laissa tomber la bouteille qu'elle n'avait pas encore porté à ses lèvres pendant que Van Helsing s'avançait lentement vers elle, déstabilisé par le jeune âge de son adversaire et ne sachant trop quoi faire. Pendant ce temps, Ludwig et l'homme en rouge étaient engagés dans un duel à mains nues intense : le vampire avait d'excellents réflexes et se mouvait avec une agilité surprenante, mais Ludwig était tout aussi rapide et était bien plus entraîné, même sans son Take-Over il restait un adversaire redoutable, et de toute façon la taille restreinte de la pièce limiterait trop ses mouvements une fois transformé. Le combat tournait en la faveur de l'agent du Conseil, quand tout à coup il sentit quelqu'un agripper à sa taille : il se tourna et vit que la jeune fille avait quitté le lit pour aider l'homme en rouge. Sa taille menue dissimulait une force étonnante pour son âge, et bien que Ludwig pensait tout de même pouvoir se détacher rapidement, il sentit ses forces le quitter petit à petit. Sa tête commença à tourner, et il tenta de défaire l'emprise de son adversaire, mais l'homme en rouge ne lui en laissa pas le temps et lui asséna un violent coup de poing en plein visage. Ludwig vacilla et tomba au sol pendant que les vampires s'élançaient vers la sortie, mais ils furent stoppés par Van Helsing qui fit barrage de son corps. L'homme aux roses pesta avant de reculer d'un pas et de joindre ses mains en un signe étrange, les doigts de la main droite écartés et le pouce de la gauche posé au centre de sa paume.

"ÉCARTE TOI VAL !! Cria-t-il à l'intention de la jeune fille. FIRE MAKE FENRIR !"

Cette dernière s'écarta juste à temps de la trajectoire du loup de feu que le vampire venait de construire : presque aussi haut que Van Helsing et composé d'un squelette de cendre enrobé de flammes, le loup se jeta sur l'exorciste qui semblait toujours déstabilisé et de plus surpris par l'apparition de la créature, le repoussa jusque dans la chambre d'en face où il explosa en une gerbe de flamme qui fit exploser la fenêtre de la pièce et faillit toucher sérieusement les personnes restantes dans l'autre chambre. Quand ils rouvrirent les yeux, l'autre chambre était ravagée par les flammes qui menaçait à présent de dévorer l'étage entier.

"ARTHUR ! Cria à son tour Ludwig lorsqu'une poutre et d'autres débris calcinés tombèrent du plafond pour s'écraser avec fracas sur le sol de la chambre incendiée.

-C'est le moment : suis-moi, vite !!" Cracha le vampire en relevant sa protégée.

Les deux fuyards coururent alors vers l'escalier, mais l'homme en rouge fut stoppé dans sa course par quatre appendices qui s'étaient enroulés autour de ses membres. Il se retourna les yeux écarquillés, et vit Ludwig à présent transformé en Vollmond le retenir grâce à des sortes de tentacules sortant de 4 bouches situées sur son bras droit. Les liens se rétractèrent alors, rapprochant le vampire de Ludwig qui le projeta vers le mur opposé à l'escalier d'un coup de poing. Mais alors qu'il s'attendait à voir son adversaire voler suite à son coup, il ne fit que chuter au sol certes touché, mais sous cette forme il aurait dû causer bien plus de dommages. Ludwig baissa alors les yeux sur ses bras et virent qu'ils étaient bien moins impressionnants que ceux des vampires Vollmond qu'il avait affronté : était-ce par ce qu'il faisait jour, que cette fille avait drainé ses forces, ou les deux ? Il n'eut pas le temps de s'interroger davantage, son ennemi revenant à la charge en brandissant une épée incandescente. L'homme en rouge maniait sa lame avec hargne sans laisser de répit à Ludwig moins agile que sous sa forme humaine, et bien que la lame de flamme pouvait sembler inconsistante elle laissait de redoutables entailles fumantes sur les murs, mais là encore il n'était pas un escrimeur accompli et son adversaire se dérobait toujours à ses assauts. Le vampire tenta alors un coup d'estoc qui ouvrit une faille dans sa garde, que Ludwig exploita en lui faisant lâcher son arme d'un revers de la main. Il amorça alors un nouveau coup de poing quand la jeune fille tenta de s'interposer entre les deux combattants, mais elle n'était pas assez rapide pour bloquer le coup, Ludwig ne lui prêta aucune attention et frappa l'homme en rouge en plein abdomen.

Ce fut en tout cas ce qu'il crut faire, mais son poing passa au travers du corps du vampire et se ficha dans le mur à quelques centimètres de sa cible, indemne : Ludwig était sûr que l'homme en rouge n'avait effectué aucun mouvement, pourtant son attaque ne l'avait pas atteint et il n'avait senti aucune résistance, comme si il n'y avait jamais eu personne à cet endroit. Il se rappela alors de l'étrange sensation que le contact de la jeune fille lui avait procuré et soupçonna une intervention de sa part, mais avant qu'il ne puisse la neutraliser l'homme en rouge profita de son hésitation pour lui planter une autre lame tout juste créée dans l'épaule. La sensation arracha un cri de douleur à Ludwig : la chaleur intenable de l'épée cautérisait sa blessure et il ne saignait pas, mais la lame avait traversé sa chair comme du beurre jusqu'à ressortir de l'autre côté de l'épaule et la brûlure était très douloureuse. Ludwig saisit alors aussitôt l'arme du vampire avec son autre bras quitte à se brûler la paume et parvint à la retirer :  il fallait à tout prix qu'il évite de prendre un autre...

Ses pensées furent interrompues par un soudain coup de fatigue. Il baissa les yeux et vit que la jeune vampire avait saisi sa jambe et absorbait de nouveau son énergie : Ludwig sentit ses forces décliner et le Take Over commençait à peser sur son corps, et l'homme en rouge n’eut aucun mal à le mettre au sol d'un grand coup d'épaule. Ludwig s'affala lourdement et leva les yeux sur son ennemi qui leva son épée à deux mains, les yeux brûlant de colère. L'exorciste pu alors voir plus clairement les crocs pointus logés dans la bouche de l'homme aux roses, les mêmes bien que légèrement moins longs qu'il avaient vu sur les Nosferatu, ce qui acheva de révéler sa nature inhumaine. Le vampire bouillonnait de rage jusqu'à en trembler, ne prêtant aucune attention à sa demeure engloutie par les flammes qui s'approchaient dangereusement près d'eux, ses yeux presque injectés de sang braqués sur l'agent du Conseil au sol.

"L'uniforme du Conseil... Alors vous êtes venus nous ramener là-bas ? Cracha-t-il d'une voix déformée par la colère. Et bien c'est fort dommage, nous n'avons aucune intention ne serait-ce d'y respirer l'air une seule fois de plus ! Plus jamais vous ne nous infligerez cela, NOUS SOMMES DES ÊTRES LIBRES ET VOTRE MORT LE GARANTIRA !!"

Le vampire avait hurlé ces derniers mots et leva les bras de nouveau pour abattre son épée sur son adversaire au sol. Ludwig mettait toute sa volonté à essayer de se relever, mais la jeune fille le touchait toujours : son contact était d'une froideur insupportable, sa tête lui tournait, jamais il ne pourrait éviter ce coup... C'est alors qu'un cri de guerre retentit de la chambre ravagée par le loup de flamme : un cri de guerre étranger aux vampires qui tournèrent la tête en même temps, mais familier pour Ludwig qui n'avait pas besoin de bouger pour savoir qui l'avait poussé et se contenta de sourire faiblement. Arthur Van Helsing était finalement sorti des décombres qui l'avaient enseveli, et bien que son uniforme avait presque intégralement disparu dans les flammes et que son thorax et ses bras présentaient de nombreuses brûlures, le chasseur de vampire ne semblait pas affaibli pour un sou, et la vision de cette silhouette massive qui fonçait sur eux avec une expression aussi déterminée les cloua sur place, jusqu'à ce que le poing de Van Helsing percute de plein fouet l'homme en rouge.

Le résultat dépassa les espérances les plus folles du jeune homme : le vampire fut projeté contre le mur de bois qui fut éventré par l'impact, laissant le "projectile" continuer sa course jusqu'à atterrir lourdement sur le sol dallé avec un craquement écœurant au milieu de badauds alertés par l'incendie de la maison, qui se mirent à hurler de terreur. Van Helsing se figea alors une seconde en baissant le regard sur son poing : ce...c'était vraiment lui qui avait fait ça ? D'accord, il se savait vigoureux et avait mis toute sa force dans son coup, mais comment l'homme en rouge avait-il pu traverser un mur et faire un vol plané de plusieurs mètres à cause d'un simple coup de poing ?

Alors qu’il tentait de comprendre ce qui s’était passé,  la réalité sous la forme d’une fumée âcre et de plus en plus dense, de flammes engloutissant à présent tout l’étage et de  la vision de son partenaire au sol et de la jeune fille aux cheveux blancs proscrite contre le mur, choquée par la vision de son chaperon jeté au sol comme une vulgaire poupée de chiffon l’extirpa de ses pensées et le poussa à l’action : il souleva Ludwig par l’épaule pour l’aider à marcher et se dirigea vers l’escalier en encourageant la jeune fille à faire de même d’un geste de la tête. Voyant que celle-ci ne semblait pas décidée à faire le moindre mouvement comme en témoignait ses jambes tremblantes, il s’approcha d’elle en grommelant et la soutint avec son épaule libre, puis descendit prudemment les escaliers avant de sortir de la maison par la porte de derrière par laquelle ils étaient rentrés. Van Helsing laissa tranquillement la jeune fille s’asseoir de nouveau et jeta un œil derrière lui : l’étage entier de la demeure était gagné par l’incendie qui lorgnait vers le rez-de-chaussée, il ne restait plus grand-chose à sauver de l’endroit.

« Toujours le goût pour les entrées théâtrales à ce que je voie ? Dit alors Ludwig d’une voix empreinte de fatigue en tenant son épaule blessée, un léger sourire aux lèvres.

-Et oui que veux-tu, on ne change pas une équipe qui… » Arthur s’était retourné vers Ludwig et s’était arrêté net en remarquant son apparence : la mage n’avait pas encore annulé le Take Over, mais il n’était plus le colosse de plus de 2 mètres aux bars épais comme des troncs d’arbres qu’il avait l’habitude de voir, mais une créature de sa taille, assez musclée certes mais plus modérément, dans des proportions raisonnables. Mais le changement le plus marquant n’était pas celui de sa carrure, c’était celui de son visage : la mâchoire prognathe avait disparu pour laisser place à une mâchoire normale, ses traits étaient beaucoup moins anguleux et laissaient transparaître le visage de Ludwig, qui était d’ordinaire méconnaissable dans cette forme. Cette forme aurait pu être le corps de Ludwig si ce dernier avait été albinos et avait passé 11 ans à sculpter son corps au lieu d’étudier. Le Take Over ne ressemblait pas vraiment à un vampire, il semblait… Moins impressionnant ? Plus commun ?

Non.

Le mot exact était « humain ».
Cette forme semblait plus humaine, à vrai dire plus humaine que tous les vampires Vollmond qu’ils avaient affrontés et dont Ludwig tenait pourtant cette forme. Pourtant d’après ce dernier et le professeur Carlimonde, les vampires étaient des créatures abyssales, humanoïdes certes mais pas aussi proche des humains… Qu’est-ce que cela voulait dire ? Ludwig  remarqua alors la surprise de son compagnon, et s’empressa de lui expliquer tout en reprenant sa forme humaine :

« Ah oui, lorsque je suis passé en Take Over ma force semblait significativement amoindrie pour j’ignore pour l’instant, il faudra que j’étudie la question plus tard. Arthur, tu me sembles bien pâme, ça va aller ? Demanda-t-il, ignorant que ce n’était pas la différence de force qui troublait ainsi le jeune homme.

-Euh, oui ça va, ne t’inquiètes pas, des brûlures mais rien de très sérieux… Répondit-il à demi-absent, toujours déboussolé par sa découverte.

-Bien, préviens-moi si jamais tu commences à faiblir. Notre initiative est couronnée de succès mon ami, à l’exception de la destruction de cette maison dont nous devrons certainement répondre, mais il n’y a pas eu de pertes humaines. Cependant, il nous reste une dernière chose à régler… Continua le chasseur de vampire en se tournant vers l’une de ses proies, la jeune vampire qui était de nouveau proscrite contre la barrière qui marquait la limite entre  la demeure de l’homme en rouge et celle de son voisin, n’osant pas prononcer un mot et tremblant toujours.  

-Ah oui, tu as raison… Et que prévois-tu exactement ? Demanda Van Helsing, à présent sorti de sa réflexion.

-Je pensais d’abord tout simplement la tuer, mais les pouvoirs particuliers qu’elle a manifesté nous serons sûrement utiles dans notre mission : je crois que je vais l’absorber.

https://www.youtube.com/watch?v=UfpgVT-naD0


A ces mots, la concernée braqua ses yeux agrandis par la peur sur l’homme qui venait de parler, celui qui avait combattu monsieur Rosario, l’homme en rouge qui l’avait prise sous son aile. Elle ne comprenait pas exactement ce qu’il voulait dire par « l’absorber », mais la réaction de recul de l’autre homme ne la rassura guère.

-Tu..Tu es sûr Ludwig ? Je veux dire, regarde-là, elle est morte de peur et ne semble plus vouloir se battre, elle n’est plus dangereuse, tu ne crois pas qu’il y a une autre solution, comme…

-Comme quoi ? S’enquit Ludwig, d’une voix plus froide que d’habitude.

-Euh…

-Je ne vois pas quelles autres alternatives s’offrent à nous Arthur, je te rappelle qu'elle est une vampire et que tous les vampires sont dangereux : tu a entendu l'homme en rouge tout à l'heure ? Ils tuent des innocents pour se nourrir, nous devons y mettre un terme.

Van Helsing restait muet, stupéfait, les paroles glaciales de Ludwig le frappant comme un blizzard. C'était vraiment son partenaire qui venait de dire ça ? Bien qu'il ait effectivement raison sur ce dernier point, il lui semblait que la jeune fille exprimait des regrets lorsqu'ils les écoutaient, et elle ne s'était battue qu'en légitime défense pour sauver l'homme en rouge, elle semblait posséder une grande sensibilité pour une supposée bête sans émotions. Comment Ludwig pouvait parler de prendre sa vie avec un tel calme, une telle conviction dans la voix ? C'est alors que Ludwig se tourna une nouvelle fois vers son partenaire avant de poser sa main sur son épaule et de reprendre d'une voix plus douce :

-Arthur, je sais qu'elle ressemble beaucoup à une humaine, mais tu ne dois pas te laisser tromper : c'est une vampire, une vampire puissante qui plus est, nous ne pouvons pas laisser cette créature en vie, ce serait beaucoup trop dangereux pour cette ville. Comme le professeur Carlimonde me l'a enseigné nous nous battons pour une grande cause, libérer Fiore de ce fléau. Le doute n'a pas sa place dans notre cœur, nous devons nous acquitter de cette tâche sans faillir. Je ne te forcerais pas à regarder, mais comprends-bien qu'il est de notre devoir de faire disparaître ce monstre.

-....Bien, si tu pense que c'est plus sûr..." Répondit Van Helsing d'une voix distante, trop affecté par ce discours pour émettre d'autres pensées cohérentes : malgré tous ce qu'il avait traversé jusque là, le sourire se voulant apaisant de Ludwig lorsqu'il parlait de leur "mission" le terrifiait au plus haut point. Il ignorait l'étendue de la foi de son équipier, et préférait sûrement ne pas la connaître. Ses 13 ans d'entraînement lui avait beaucoup apporté, il était à présent un combattant irréprochable, mais elles semblaient lui avoir volé bien plus encore... Serait-il devenu comme cela s'il avait été entraîné plus longtemps par le professeur ? Cette simple pensée le fit frissonner d'effroi, aussi préféra-t-il détourner les yeux un instant lorsqu'il remarqua que Ludwig s'avançait à pas lents vers la jeune fille...

Cette dernière avait suivi la conversation en espérant que le grand homme pourrait faire changer d'avis l'autre, mais il semblait perdu et n'avait pas réussi à s'imposer devant la détermination d'acier de son collègue. Ainsi, sa terreur atteint son paroxysme lorsque l'homme à la queue de cheval se tourna de nouveau vers elle, et elle fondit en larmes en implorant à tout vitesse :

"Pitié, pitié monsieur, oui nous avons tué pour survivre, je répondrais de mes actes de n'importe quelle façon, tout ce que vous voulez, mais s'il vous plait, je vous en supplie, ne me tuez pas.... J'accepterais même de retourner là-bas si vous le souhaitez, je ne plaindrais plus jamais, je n'essaierais plus de m'échapper, alors..."

Lorsqu'elle sentit l'ombre de l'agent du Conseil s'étendre sur elle, elle leva ses yeux rougis par les pleurs vers son visage et comprit en un instant que toutes ses suppliques étaient vaines : le masque d'indifférence de l'homme n'avait changé d'aucune façon, son regard noir était exempt de la moindre compassion. Elle ne savait même pas s'il avait écouté une seule de ses phrases, mais son sort était clair à présent... Elle allait mourir, et rien ne pouvait la sauver de ce regard qui niait son droit d'exister. Elle ne connaissait pas cet homme et encore moins son métier, mais plus aucun doute n'était permis à présent.
Cet homme était un chasseur et elle n'était rien d'autre qu'une proie de plus sur son chemin.
Désespérée, elle ferma doucement les yeux et baissa la tête en sanglotant, et sentit une main se poser sur sa tête...

Quelques secondes plus tard il ne restait aucune trace de la jeune fille, l'absorption était terminée. Ludwig baissa alors les yeux sur ses mains et vit qu'elles tremblaient de façon incontrôlée, et un sentiment inconnu se mit à le ronger. Cela ne lui était jamais arrivé, qu'est ce que ça signifiait ? S'était-il trompé, avait-il réellement rendu justice ? Mais il serra alors les poings, stoppant ainsi les tremblements : il ne devait pas céder, le doute n'avait pas sa place dans son cœur. Il avait forcément fait le bon choix. Il s’efforça d'ignorer cette sensation et se dirigea en silence vers la grande allée, Van Helsing le rattrapa en trottinant. Étrangement, l'attention de la foule n'était plus attirée par la maison en flammes ou par le corps toujours étendu sur le sol, un attroupement s'était formé devant la porte de la ville. Ludwig fut intrigué, mais avant d'aller analyser la situation il lui restait une chose à régler avec le corps de l'homme en rouge. Le duo se rapprocha ainsi du corps, et réalisèrent qu'étonnement le vampire était toujours en vie. Ses jambes formaient un angle anormal, il ne bougeait pas et sa bouche était couverte de sang, mais il respirait toujours faiblement. En sentant l'approche de nouveaux venus, il tourna la tête en grimaçant, ce qui stoppa les exorcistes dans leur avancée : son visage était déformé par la douleur et la haine, une colère qui gagnait en intensité de secondes en secondes malgré son piteux état. C'est alors que, par un ultime effort de volonté, ses lèvres remuèrent et transmirent ses dernières paroles :

"Foutu...Monstre..."

Arthur fut frappé par ces mots et détourna la tête, persuadé qu'il en était la cible pour son coup de poing surnaturel. Ludwig quand à lui S'accroupit près de l'homme en rouge, et l'absorba avant qu'il ne puisse rendre son dernier souffle, s'appropriant ainsi ses pouvoirs.

"Bien, maintenant nous en avons fini avec eux. Allons voir la cause de cet attroup..."

https://www.youtube.com/watch?v=UXKFDoL-aI4

Il n'eut même pas le temps de finir sa phrase que la réponse vint d'elle même à sa rencontre : les civils poussèrent des cris de terreur et se dispersèrent dans toutes les directions, bousculant presque le duo. Ils purent ainsi voir plus clairement un spectacle terrifiant : une troupe de personnes étrangement vêtues se tenait devant la ville et se battait avec des soldats qui gisaient à présent presque tous au sol, complètement dépassés par cette soudaine attaque. Des mages d'une guilde locale étaient venus leur prêter main forte, mais ils ne faisaient guère le poids à leur mystérieux adversaires qui esquivaient leurs assauts avec une faculté déconcertante. C'est alors qu'un des agresseurs saisit un mage par le cou, qui se cabra en hurlant lorsque une lumière sortit de son corps pour gagner celui de son adversaire, qui lâcha sa victime d'un geste nonchalant lorsqu'il acheva son absorption. Le corps du mage ne comportait pas de blessures, mais ses yeux étaient vitreux et écarquillés par la douleur : il venait de se faire drainé de sa vie sans pouvoir se défendre. Cette démonstration de supériorité écrasante et le nombre d'envahisseurs fit prendre conscience de deux choses à Ludwig : personne n'était probablement capable de faire face à cette menace, lui et Arthur n'étaient plus en état de se battre sérieusement, et la ville était probablement perdu. Il lui coutait de ne pas défendre Oshibana, mais il savait qu'il ne pourrait rien changer : il tourna les talons et cria à Van Helsing :

"FUYONS !!"

L'épéiste obtempéra, étant arrivé aux mêmes conclusions. Les exorcistes se mêlèrent alors à la foule en courant de toutes leurs forces dans l'autre direction. Une interminable fuite s'en suivit alors, ils étaient souvent obligés de changer de directions à cause d'une foule trop dense, de l'apparition d'autres envahisseurs sur leur chemin ou des départs provoqués par ces derniers. Ludwig manquait de souffle et son épaule blessée le brûlait horriblement, mais il devait continuer de courir s'il voulait avoir la moindre de chance de réchapper à ce massacre sans nom. Les habitants hurlaient, tous les mages rattrapés par les ravageurs étaient drainés sans pitié, les bâtiments étaient en flammes, s'écroulaient... Ludwig perdit vite le sens des directions au milieu de ce chaos absolu, il ne savait plus où il était, tout ce qui comptait était de mettre le maximum de distance entre eux et ces destructeurs...

Finalement, après de longues minutes de course douloureuse, Ludwig atteint une colline en amont de la cité. Il prit un moment pour reprendre son souffle avant de dire d'une voix saccadée :

"Que...Qui diable étaient-ils ? Pourquoi un tel déchaînement de violence ? Arthur, tu n'es pas blessé ?

Aucune réponse ne lui parvint.

-...Arthur ?" Répéta-t-il d'une voix tremblante en se retournant, et se figea devant le paysage macabre s'étalant devant ses yeux.
Oshibana étaient en flammes. Certains quartiers étaient déjà calcinés, pourtant le feu progressait toujours. La grande gare, la fierté de la cité était également la proie du feu, et son toit était balafré d'une ouverture béante. Mais l'élément qui frappa le plus Ludwig ne se trouvait pas dans la cité. Il s'agissait de quelque chose, ou plutôt de quelqu'un qui aurait dû l'avoir suivi jusqu'ici, pourtant Ludwig était seul sur la colline...

Arthur Van Helsing avait disparu.


Chapitre 3 :


Corruption :

Ans 788 à 791 :

https://www.youtube.com/watch?v=4Og0uUy0RMQ

Malgré l'absence de son coéquipier, Ludwig dut reprendre sa tâche sur ordre du professeur Carlimonde dès que sa blessure fut guérie. La situation de Fiore était dramatique : les mystérieux ravageurs d'Oshibana, apparemment nommés les Soul Reapers, s'attaquaient en réalité à tout le royaume, laissant dans leur sillage cadavres et désolation. La panique s'emparait des habitants, les soldats comme ces "guildes de mages" dont son maître lui avait parlé se montrant complètement impuissants face à cette vague de chaos, le futur de Fiore était plus incertain que jamais... Le passage des Souls Reapers limitait grandement Ludwig dans ses missions, il ne pouvait intervenir dans les endroits où ils étaient susceptibles de se trouver et les apparitions de vampires se multipliaient au fil de temps. Tout cela ajouté au fait qu'eux aussi cherchaient à éviter les Soul Reapers et que cela augmentait leur concentration dans les régions "sûres", et ces années furent parmi les plus éprouvantes et dangereuses de Ludwig. Ils devaient ainsi affronter quotidiennement des groupes de 5 vampires ou plus seul et dans des délais très courts afin d'éviter qu'ils ne s'en prennent aux fioriens se réfugiant également dans les mêmes régions, sans compter qu'un problème s'était manifesté pendant son Take Over : lorsqu'il restait trop longtemps dans une m^me forme, une douleur insupportable gagnait sa poitrine, d'une force telle qu'il n'arrivait plus à se concentrer sur autre chose. Heureusement elle disparaissait lorsqu'il changeait de forme, mais réapparaissait s'il dépassait de nouveau la limite de temps. Cela intriguait beaucoup Ludwig : il avait passé toute sa vie à perfectionner son Take-Over, et pourtant certaines choses échappaient encore à son contrôle ? Mais cela finit par renforcer sa détermination, et il redoublait d'effort lors de ses combats : il poussait ainsi ses limites un peu plus chaque jour, revenait très souvent sérieusement blessé ou complètement vidé en pouvoir magique et ne parlait plus que pour rendre ses rapports, attitude simplement mise sur le compte de la pression qu'il subissait.

Mais en réalité le mutisme de Ludwig avait une autre cause, bien plus importante que le stress ou ses combats périlleux : l'absence de Van Helsing l'affectait bien plus gravement qu'il ne l'aurait imaginé. Bien que le professeur lui avait assuré qu'elle mobilisait de nombreuses ressources afin de le retrouver, il ne pouvait s'empêcher d'être anxieux et d'essayer de mener sa propre enquête : dès qu'il le pouvait il faisait le tour des endroits suspects ou stratégiques des villes ou villages où on l’envoyait, interrogeait les habitants, inspectait même les ruines des endroits ruinés par les Soul Reapers et ne s'arrêtait que lorsque son devoir l'appelait de nouveau. Ludwig en était d'ailleurs le premier surpris, il n'avait jamais démontré une telle détermination pour autre chose que sa mission auparavant. Était-ce pour la même raison qu'il était si acharné, pour retrouver son partenaire afin de chasser les vampires plus efficacement ? Non, il sentait qu'il s'agissait d'autre chose, une chose qui n'avait rien à voir avec leur tâche et qui lui importait pourtant autant, mais c'était trop nouveau pour lui et il n'arrivait pas à placer un nom dessus...

Cependant d'autres changements s'opéraient en Ludwig dont il n'avait même pas conscience, bien au-delà de sa recherche personnelle : en effet, son compagnon enjoué était non seulement la seule personne avec laquelle il avait réellement tissé des liens sans compter le professeur qu'il avait connu toute sa vie, mais il avait ouvert Ludwig aux relations sociales et au monde extérieur, lui avait montré des choses qu'il n'avait jamais appris pendant sa formation car jugées néfastes pour son implication. Sans Van Helsing, la mission prenait à nouveau de plus en plus d'importance pour lui : il n'était même plus Ludwig Rosenwald, il n'était qu'un objectif, un exécuteur ne vivant que pour et par sa tâche. Il ne comptait même plus le nombre de vampires qu'il tuait, mais il n'était même pas satisfait quand une pile de cadavres s’étendait à ses pieds : tant qu'il était séparé de Van Helsing il y avait toujours trop de vampires à Fiore pour lui. L'absence son absence rendait Ludwig de plus en plus sombre, la frustration de Ludwig faisait grandir sa haine des vampires de jour en jour, et de nombreuses fois il entrait dans une rage folle pour reprendre ses esprits en ayant oublié l'endroit où il se trouvait, comment il y était arrivé et comment ces vampires au sol s'étaient changés en affreuse charpie sanglante ou calcinée, un spectacle atroce pour n'importe qui d'autre que Ludwig, qui estimait simplement son devoir comme accompli et quittait les lieux sans aucun état d'âme, ne prêtant aucune attention à ses mains et ses vêtements couverts de sang tel ceux d'un bourreau sanguinaire. Les jours s'enchaînèrent ainsi pendant près de 3 ans, alternant enquête diurne et massacres nocturnes, Ludwig se montrant de plus en plus silencieux et fermé, ses seules émotions apparentes étant un sens du devoir fanatique et une détermination implacable à retrouver Van Helsing, en éradiquant toutes ces abominations de vampires qui se dresseraient sur son chemin...

Avril 791 :

Un jour qu'il avait été mobilisé pour une mission dans la forêt au nord d'Akane Beach, il en profita pour passer par la cité en pleine reconstruction après le passage des Soul Reaper dans l’espoir de glaner de nouveaux indices sur son camarade. C’est alors qu’il eut vent d’une étrange rumeur relativement répandue : elle concernait un certain comte Laharl Tepes, apparemment le dernier descendant de la famille noble du même nom qui était revenu s’installer non loin de la ville de ses ancêtres après avoir disparu pendant plusieurs années peu après la mort de ses parents. Mais il avait pourtant choisi de vivre en marge de la ville et se fit construire un manoir dans les profondeurs de la forêt voisine, évitant au maximum tout contact social et ne quittant sa demeure que pour se réapprovisionner en nourriture dans les villes les plus proches. Ludwig n’avait bien entendu que faire des divagations d’un aristocrate,  c’était une nouvelle inconnue qui l’intéressait : en effet,  d’après les témoignages de certains citadins curieux, le comte refusant de se mêler aux autres avait pourtant accueilli chez lui un jeune homme bien plus avenant qui se chargeait alors de se charger du ravitaillement à sa place. Ses visites à Akane Beach étaient pourtant assez fugaces bien que plus fréquentes, comme si la tendance asociale du comte avait déteint sur lui. Il s’agissait d’un homme souriant, bien bâti, avec des cheveux noirs mi-longs et vêtu d’une cape noire. Ces indices étaient relativement maigres,  mais il pouvait s’empêcher d’espérer : un colosse avec une attitude enjouée et un étrange goût pour les capes, tout ceci ressemblait étrangement au profil d’Arthur Van Helsing ! Il rapporta ainsi grâce à un lacrima de communication ces nouveaux indices au professeur Carlimonde, et obtint son aval pour aller inspecter les lieux. Cependant, Ludwig insista pour y aller seul malgré l’aide qu’elle lui proposait, car selon lui cette piste bien que prometteuse n’en restait pas moins trouble, il était inutile d’attirer l’attention sur le Conseil en cas d’échec.

Ce raisonnement convainc le professeur, mais en réalité ce n’était pas la véritable raison derrière la requête de Ludwig : il avait en effet caché un dernier élément de la rumeur à sa supérieure : on racontait que de plus en plus de voyageurs disparaissaient pendant leur traversée de la forêt, et les rares corps que les habitants avaient retrouvés portaient de profondes marques de morsure et drainés d’une grande partie de leur sang. Ces disparitions semblaient de plus avoir commencées peu de temps après le retour du comte, mais il était exclu pour tous les habitants de la région qu’un vieil homme vivant en ermite puisse avoir un quelconque rapport avec ces événements brutaux. Pourtant Ludwig vit rapidement un lien plus évident pour lui que pour n’importe quel non-initié : il avait  déjà rencontré des humanoïdes possédant une force incroyable malgré leur apparence et se nourrissant du sang des innocents, des créatures qu’il avait affronté avec Van Helsing juste avant l’arrivée des Soul Reaper et leur séparation… Il avait alors émis une hypothèse qui pouvait expliquer tous les éléments de cette rumeur ainsi que ces assassinats :

Le comte Laharl Tepes était un vampire humanoïde, comme l’homme en rouge et la jeune fille d’Oshibana, et il avait par un moyen inconnu capturé Arthur et le gardait en son pouvoir. Une rage froide avait jailli en lui lorsqu’il réalisa la connexion, suivie par une résolution inébranlable : il se rendrait au plus vite dans la demeure du comte et libérerais son partenaire, et il avait la conviction inédite pour lui qu’il fallait qu’il soit seul pour cela, il ne pouvait en être autrement. Comment Van Helsing avait-il qualifié ce genre de situation par le passé ? Ah oui, « une affaire personnelle »…C’était cela, il se faisait une affaire personnelle d’aller le délivrer.

Ainsi que de faire payer le vampire pour ses actes. Au centuple.

https://www.youtube.com/watch?v=EgOLuQmfrf0

Le soleil commençait à se coucher lorsque Ludwig aperçu enfin sa destination après une longue marche à travers la forêt : au delà d'une rangée d'arbres particulièrement dense se trouvait une ample clairière, une grande demeure trônant en son centre. Le manoir semblait bâti d'un bois sombre, percé de quelques fenêtres étroites et dépourvu de décorations grandiloquentes. Sa structure était plutôt trapue, son unique étage était compensé par une base très spacieuse. Ludwig remarqua également une porte d'entrée rouge cramoisi protégée par un porche, mais il n'avait aucune intention de l'emprunter : son attention était plutôt dirigée vers le toit du manoir où il croyait apercevoir une petite lucarne par laquelle il pourrait s'infiltrer discrètement. Il revint alors sur ses pas, dissimulé derrière la végétation, et quelques secondes plus tard une créature semblable à une chauve souris jaillit d'entre les arbres et survola le manoir en prenant bien garde de voler assez haut pour rester dans l'angle mort des fenêtres, avant d’atterrir en souplesse sur le toit. Une fenêtre forcée plus tard, une silhouette humaine se glissait à l'intérieur de ce qui semblait être un grenier. Ludwig se dirigea vers l'unique porte de la pièce et l'ouvrit avec précaution avant de descendre discrètement l'étroit escalier de bois donnant sur le premier étage du manoir.

La décoration intérieure du bâtiment était aussi modeste que son extérieur : des meubles banaux, des portes du même rouge que la porte d'entrée, quelques chandeliers disposés ça et là, rien n'indiquait que cette demeure appartenait à un noble. Seule la longueur du couloir sortait de l'ordinaire, donnant sur un nombre de pièces complètement disproportionné pour une personne vivant seule. Certaines portes arborait même des toiles d'araignées, comme si elles ne s'étaient jamais ouvertes depuis la construction du manoir. Ludwig progressait ainsi le plus discrètement possible vers l'autre bout du couloir, collant son oreille sur toutes les portes qu'il croisait sans jamais entendre le moindre son caractéristique d'une quelconque présence. Ainsi, lorsqu'il sortit finalement du couloir et atteint une sorte de balustrade rejointe par un escalier donnant sur le hall d'entrée, il n'avait pas rencontré un seul signe de vie dans le manoir.

Il était sur le point de descendre les escaliers quand son souhait fut soudainement exaucé : il entendit le bruit d’une porte qu’on ouvrait, venant du rez-de-chaussée. Il retourna alors rapidement se cacher dans l’angle d’entrée du couloir, et se prépara à recevoir le nouveau venu comme il se doit…

En souriant encore de la conversation qu’il venait d’avoir, le comte Laharl Tepes se mit à monter les escaliers à son rythme, son long manteau noir de jais et orné de motifs argentés trainant légèrement derrière lui. Ce dernier cachait en partie le pantalon blanc cassé du noble, de même que son col remontait jusqu’à un visage imberbe au regard paisible surmonté de longs cheveux noirs grisonnant coiffés en catogan. Malgré son manque d’entraînement physique régulier, le comte paraissait en excellente forme : une silhouette charpentée, un maintien droit et digne, presque aucune graisse superflue, cela en était presque surhumain pour un ermite tel que lui. Enfin, cette appellation avait perdu de sa pertinence maintenant qu’il avait un « invité ». Cela faisait si longtemps qu’il n’avait pas eu de contact humain aussi régulier, au moins une trentaine d’année, et il n’aurait jamais imaginé que ce contact puisse se faire avec un agent du Conseil, surtout avec sa nouvelle condition… Ceci dit, cette compagnie lui était bien plus agréable qu’il ne l’aurait cru, et grâce aux provisions que lui fournissait le jeune homme il n’avait même plus besoin de traquer des voyageurs dans la forêt pour se nourrir. Il allait peut-être enfin obtenir la tranquillité qu’il recherchait depuis si longtemps, sans devoir s’exposer à la vue des autorités ou même perpétuer d’autres affreux…
Le comte venait de pénétrer dans le couloir et d’y faire quelques pas quand son ouïe lui indiqua qu’il n’était pas seul. Il se retourna alors à une vitesse surprenante afin de se défendre contre l’intrus : il s’était laissé surprendre mais il était en pleine possession de ses moyens et avait bien l’intention de mener un féroce combat s’il le fal…
Il n’y eu même pas de combat. A peine le comte avait-t ’il achevé son mouvement qu’un poing percuta violemment son estomac à trois reprises, lui coupant momentanément son souffle, bien que ne suffisant à le projeter à travers la pièce. Le noble eu à peine le temps de relever les yeux qu’une nouvelle grêle de coups s’abattit sur lui en ne lui laissant pas le moindre instant de répit. Il tenta de parer l’assaut du mieux qu’il pouvait, mais non seulement chaque coup qu’il recevait semblait diminuer ses forces et l’empêchait de répliquer, mais son adversaire était complètement déchaîné et déjouait constamment sa garde en frappant tous les endroits non protégés qui se présentaient : d’abord le thorax, puis l’estomac de nouveau suivi d’un coup de pied fauchant les jambes du comte, la tête, quatre fois, puis les côtes… Laharl Tepes fut submergé en quelques secondes par cette attaque d’une sauvagerie inouïe et il sombra dans l’inconscience, son corps moulu et ses forces volatilisées. Mais Ludwig ne cessa pas de le frapper pour autant, il ne s’était même pas aperçu que son adversaire ne se défendait plus : il était plongé dans un état second, une rage bestiale qui réclamait la destruction totale du comte et le poussait à frapper encore et encore, faire payer le noble pour tous ses actes, effacer l’existence de cette erreur de la nature, le….
C’est alors que le poing levé de Ludwig fut saisi et bloqué par une poigne d’acier, et qu’un violent coup de poing percuta ses côtes avec une force peu commune, envoyant l’agent du Conseil valdinguer contre le mur du couloir. Il fit une roulade sur le côté afin de se repositionner et se leva le plus vite possible en essayant d’ignorer la douleur en revoyant sa situation : le comte n’était donc pas seul, il avait des alliés ! Il avait manqué de prudence en fonçant ainsi tête baissée, mais cela n’allait pas l’empêcher de vaincre ce nouvel ennemi, quel qu’il soi…
« Ludwig ? C’est toi ? »
Ces mots prononcés par m’agresseur de Ludwig le pétrifièrent net. Cette voix lui était extrêmement familière, et il releva la tête en toute hâte afin de confirmer cette impression au plus vite. L’être lui faisant face était un jeune homme d’une trentaine d’année de grande taille et à la musculature développée. Il portait des bottes de cuir et de métal, un pantalon brun muni d’une large ceinture, une tunique blanche et une cape noire à haut col doublée de rouge divisée en trois sections, ne se rejoignant qu’au niveau des épaules. Ses cheveux noirs avaient poussé et étaient plus désordonnés que dans les souvenirs de Ludwig, mais cela ne suffit pas à lui cacher ce visage à l’expression d’habitude pleine d’entrain, qui affichait à présent une incompréhension des plus totales. Toutes les intentions belliqueuses du jeune homme se vaporisèrent en un instant, il était plongé dans une telle joie que seul un mot parvint à franchir ses lèvres, porté par une voix tremblante :
« Arthur ? »

https://www.youtube.com/watch?v=pTjTs5AbVIg

https://www.youtube.com/watch?v=kqAFn4XWcKc

https://www.youtube.com/watch?v=W6RjGioQjqw

https://www.youtube.com/watch?v=nh8hwkKOKWQ


Chapitre 4 :

Épilogue:


Dernière édition par Ludwig Rosenwald le Jeu 10 Mai - 12:27, édité 3 fois
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le Mer 28 Fév - 1:24
Pouic, tu en es où? :3
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le Ven 2 Mar - 16:31
Re ! Je m'y remets dès ce soir, pardon d'être tombé une nouvelle fois dans mes travers de ponctualité.
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le Ven 2 Mar - 18:55
Le voici ! Le seul ! L'unique !

Re bienvenue à toi !

Te voir enfin parmi nous me donne envie de rejoindre Oracion une bonne fois pour toutes...


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le Sam 24 Mar - 10:11
Merci de l'accueil mec !! What a Face Par contre désolé à tous, mais on a une semaine chargée qui s'annonce, c'est ce qui a ralenti la progression de la fiche, mais un rythme plus soutenu devrait revenir d'ici jeudi prochain
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le Lun 9 Avr - 11:18
POUSH POUSH, je viens aux nouvelles o/
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le Sam 14 Avr - 13:41
22, Vlà les modos !! Alors a ce sujet je suis vraiment désolé, mais j'ai toujours pas mal de taf en ce moment du coup la fiche reprendra aux vacances
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le Ven 4 Mai - 13:50
*roule sur le vampire 8D*


Je sais pas quand sont tes vacances donc je repasse xD
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le Jeu 10 Mai - 12:28
Yo ! Je continue, (très) lentement mais je n'ai pas oublié
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