Forum RPG sur l'univers de Fairy Tail. Dans un monde où tout le monde doit repartir sur un pied d'égalité après une cuisante défaite, arriverez-vous à devenir le mage le plus puissant de cette ère ? (-16)

My Light... Is my darkness ~ [En cours]

My Light... Is my darkness ~ [En cours]

Messages : 3

Jewels : 0

Date d'inscription : 19/08/2016

Age : 26



Thème Musical


Carte d'identité

Jill
Nazsareth
22ans

♦♦ SEXE :: Femme
       ♦♦ DATE DE NAISSANCE :: Quelques part durant l'année x770
       ♦♦ ORIENTATION :: Bisexuelle
       ♦♦ MAGIE :: Hikari no Metsujin Mahō (Light God Slayer)
       ♦♦ ARME :: -
       ♦♦ GROUPE :: Grimoire Heart
       ♦♦ L'AVATAR VIENT DE  :: Velvet Crowe - Tales of Berseria
       ♦♦ J'ai recensé mon avatar  :: Aye, sir ! ♥
 
Mental

Avec Jill, la première chose à savoir est justement de ne pas chercher à savoir ! Cette femme peut s’avérer très difficile à suivre entre ses sautes d’humeur qui sont en fait des changements soudains d’intérêts. Elle pourra aussi bien s’intéresser à votre vie pendant cinq minutes avant de ne plus en avoir rien à faire jusqu’à nouvel ordre. La curiosité est pourtant un de ses défauts les plus prononcés, ainsi que son expressivité. Si on peut l’appeler de la sorte.

La première chose qui se remarque chez cette mage reste néanmoins la manière qu’elle a de prendre tout le monde de haut. De son point de vue, les gens ne sont que des sujets de tests potentiels ou, dans un futur qu’elle compte mettre en place, des sacrifices potentiels. Pourquoi donc se soucier d’eux et perdre du temps ? Ce point se trouve d’ailleurs intensifié auprès de la gente masculine qui va, de plus, cumuler à ça le fait d’être vu comme de vulgaires jouets qu’elle jettera une fois consommés. Oui, disons-le clairement, les hommes sont situés sur un rang plus bas encore qu’un sextoy. Il lui arrive cependant d’être un peu plus laxiste envers ceux qui le méritent, généralement car elle a une ou plusieurs bonnes raisons de voir en eux une utilité plus importante qu’un simple moment de détente passager.

Manipulatrice et égoïste, deux mots qui parviendraient presque à la décrire entièrement. Si l’un d’eux a déjà en partie été expliqué, le tout est encore plus simple à démontrer. Quoiqu’elle fasse, peu importe ses actions ou décisions, Jill le fera car elle aura pesé le pour et le contre. Si elle bouge, c’est qu’un intérêt quelconque pour aura été trouvé. C’est aussi simple que ça.

À ses yeux, il n’y a qu’elle et son handicap à résoudre qui ont de l’importance. Ce qui donne à ses recherches aussi une priorité supérieure par rapport au reste. (Handicap décrit dans le physique)

On pourrait aisément la prendre pour une femme du genre bulldozer, à foncer dans le tas sans réfléchir et chercher à faire un maximum de dégâts rapidement. Si la fin n’est pas entièrement fausse, le début par contre… La jeune femme est en réalité dotée d’une intelligence largement développée, faisant d’ailleurs d’elle une personne orientée vers les recherches « scientifiques », comme elle les appelle, liées à la magie. Un de ses jeux favoris est d’ailleurs de perdre son interlocuteur dans d’interminables récits au lieu de répondre simplement comme elle pourrait le faire. Une façon de démontrer sa supériorité et de simplement emmerder son monde…

Ayant été elle-même le sujet de diverses expériences l’ayant rendue comme elle est aujourd’hui, Jill est sujette à de nombreux soucis comme des sautes violentes d’humeurs, mentionnées un peu plus haut. Son corps également fait des siennes et semble aimer aller d’un extrême à l’autre. Ce dernier lui fait régulièrement éprouver des envies de plaisirs charnels intenses mais, une fois lancée elle deviendrait presque… Comment dire… Frigide…

Ce point permet de mieux comprendre son point de vue vis-à-vis des hommes. Incapables de lui donner ce dont elle a besoin, elle les jette et compense la qualité par la quantité. Cela peut surprendre, surtout qu’elle n’y va jamais avec des pincettes. Aucun tact mais une franchise à toute épreuve, dira-t-on. Elle n’hésite pas à dire ce qu’elle pense ou comment sont les choses sans détour, quitte à parfois user de la force ou se montrer impulsive.

Grande amatrice d’art, dans son ensemble, et de choses délicates malgré les apparences, la jeune femme est une musicienne hors-paire une fois qu’on lui met une lyre entre les mains. Son doigté agile saura faire vibrer mélodieusement les cordes pour procurer un son harmonieux aussi longtemps qu’elle aura l’envie de jouer. Une envie qu’elle ne retient d’ailleurs pas et n’hésite pas à combler même si elle est au cours d’une expérience sur un sujet humain. La musique n’attend pas ! Quant au sujet, il est tout de même attaché alors il ne risque pas de répandre ses tripes sur le plancher, non ?

À côté de ce côté parfois un peu sanglant, la belle apprécie aussi énormément les fleurs. Enfin uniquement les rose rouge. Belles à ses yeux, ses raisons en sont un peu plus morbides. Ne lui demandez surtout pas pourquoi sinon vous êtes perdus ! À ce moment-là, elle vous fera un combobreaker avec le récit interminable sur la manière dont la mort est une chose magnifique, embellie par ce genre de rouge et adoucie… Blablabla.

Incapable de cacher son excitation devant une promesse d’expérience monumentale, toute sa personne gravite autour d’un but plus grand encore que les recherches faites parfois sur demandes. Cet objectif attirant tout à lui n’est autre que la découverte d’une source de magie intarissable, illimitée qu’elle pourrait mettre à profit pour elle-même. Quand je vous disais que tout est dans un but égoïste… Même si ici cela serait afin de prolonger sa propre vie qu’elle sait clairement comptée. Pour atteindre ce but, rien n’est trop cruel ou monstrueux.

Ses méthodes largement plus lointaines que la limite éthique ont fait qu’elle a fini par intégrer une guilde noire, ayant cherché celle qui pourrait lui prodiguer ce dont elle a besoin. Là aussi, son choix a été réfléchis car, suite à des rumeurs, Grimoire Heart s’est révélée intéressante quant à ses mystères. Qui n’a pas entendu de récit sur le fameux cœur ? Dommage qu’elle n’ait pu l’examiner avant sa destruction, bien qu’elle ne perde pas espoir de pouvoir toujours mettre la main sur des échantillons.

Tout indice ou même simples rumeurs concernant des types de magies interdites ou légendaires l’intéressent, sans exceptions. Avec ses derniers, Jill compte bien remonter jusqu’à ce qu’elle appelle LA source infinie et pour se faire… Eh bien, il faut éprouver ses théories, même les plus dangereuses…

Se révélant souvent fantasques, il ne faut pas s'étonner ou même vouloir comprendre certaines de ses manies parfois étranges, ou ses envies soudaines qu'elle met vite en pratique. Elle n'en reste pas moins saine d'esprit, rassurez-vous !
Physique

L’aspect extérieur de Jill ne reflète en rien ses véritables traits. Une chercheuse sapée comme une vagabonde, voilà qui n’est pas commun. Aucune chance de la voir vêtue dans l’archétype « rat de laboratoire » comme on le connait. Ici, pas de grande lunette en spirale, de blouse blanche et compagnie. Enfin si, parfois la blouse !
Cette bourrine dans l’âme est de taille plutôt grande, atteignant un bon mètre quatre-vingt et arborant une musculature discrète. Si on ne trouvera pas les fameuses tablettes de chocolat chez elle, les plus attentifs sauront néanmoins détailler ci et là le tracé de ses muscles plus développés que la norme, ce qui est normal à ses yeux, étant donné sa magie employée.

Une longue chevelure noire et à peine peignée couvre sa tête, descendant de façon désordonnée autour de son visage et sur son front tandis que l’ensemble se veut attacher par un bandage blanc vers la fin. De quoi créer une sorte de longue natte épaisse, bien qu’elle laisse un nombre incalculable de mèches libre de leurs mouvements. Du côté droit, on remarque souvent une tresse lui tombant sur l’épaule, tout comme ses nombreuses mèches rebelles qui lui traversent le visage. Son regard d’ambre se fera un plaisir de percer chaque facette de son interlocuteur, alternant entre inquiétude et attendrissement aussi vite qu’on se gratte le bout du pif !
Le style vestimentaire de Jill se veut à la hauteur de son tempérament… Désordonné. On ne loupera évidemment pas son long manteau noir aux bordures complètement déchirées, montrant bien que cet habit a déjà bien vécu. Manteau dont la manche gauche est complètement en lambeau, faisant une manche courte et révélant le bras constamment entouré de bandages en guise de gants. Quant à l’autre côté, ce dernier est encore en bon état puisqu’on y trouve la manche entière bien que retroussée, avant d’atteindre un brassard en métal accompagné d’une pièce de tissu se fixant à son majeur et laissant ses paumes libres.

Avant de descendre plus bas, il est bon de remonter au niveau du plexus, point essentiel. Outre le collier autour de son cou, c’est également à cet endroit que se trouve le tatouage de Grimoire Heart. Presque mis en évidence, ce dernier est partiellement caché par sa tenue mais on se rend vite compte que la jeune femme ne dissimule aucunement son appartenance à une guilde noire. Une autre signification existe concernant le choix de cet emplacement mais elle ne risque pas d’en parler, hormis peut-être à une seule personne, et encore !

Son long manteau noir, fermé uniquement par le biais d’une attache la ceinturant au-dessus de la poitrine, est en réalité entièrement ouvert et révèle ainsi un haut rouge, tout aussi ouvert et provoquant que sa veste. Une façon pour elle de dire à la société qu’elle n’en a absolument rien à faire de ce qu’elle pense. Un bijou lui étant précieux tient son haut fermé, juste sous l’attache de sa veste, avant de descendre en forme de V inversé et ainsi révéler allègrement une bonne partie du bas de sa poitrine opulente, à l’étroite dirons-nous même plus ! Tout son ventre est constamment exposé par cet accoutrement dont l’impression d’habillement est en grande partie dû au lacet situé à mi-parcours. Là aussi, on voit qu’elle n’y porte pas grand soin vu les côtés déchirés, là où d’autres ont été décorés au fil du temps…

Un peu plus bas, toujours pas de tenue « responsable » collant à une scientifique. La seule chose collante ici sera un minishort noir moulant et déchiré au point qu’on se demande quelle est sa longueur d’origine, à peine visible sous la première ceinture ainsi que la seconde partant davantage en diagonale, plus imposante aussi pour sa part.

Est-il encore nécessaire de le dire, pour la suite, qu’elle est aussi déchirée que le reste ? Oui ? D’accord… C’est donc le cas pour les bas qui sont censés couvrir les cuisses de la demoiselle, laissant néanmoins paraître plus de chaire que de tissus vu leur état similaire à celui d’une passoire. Du côté de la cuisse droite, on trouvera trois petites ceintures enroulées autour de cette dernière, venant renforcer cet aspect spontané qu’elle dégage. Ce n’est qu’en arrivant sous les genoux qu’on trouvera alors une paire de bottes en grandes parties métallique de style gothique. Au moins, Jill fait l’effort de porter trois petites pièces d’armures, au cas où elle doit se battre…
 
Histoire

Jill n’a jamais connu ses véritables parents, ni même son véritable lieu de naissance. Pour sa part, elle n’est pas l’enfant d’un couple qui s’aimait fort et qui, après avoir consommé ce dernier, aurait décidé de s’installer quelque part pour mener une petite vie tranquille. Loin de là. Son origine à elle est nettement plus glauque. Il faut pour cela remonter les pistes de la criminalité pour arriver jusqu’à une sous-branche d’un important Cartel. Leur spécialisation étant la production et la vente d’enfants sur mesure. Bien qu’imprécis, le but étant de fournir un enfant disposant des caractéristiques physiques demandées par le client, pour un prix exorbitant. On évitera de parler des différents procéder pour mener aux périodes de grossesses mais on est très loin du romantique, l’important ayant de fournir ce pour quoi le client aura payé. Évidemment, quand on demande un enfant avec une couleur de cheveux particulière, on se doute que les deux géniteurs seront choisis pour ce premier trait avant tout.

Il arrive cependant que le produit ne soit pas conforme à la demande bien précise, ruinant ainsi neuf mois d’attente pour en relancer le même nombre derrière. Ce qui ne plait généralement pas au client. Ce fut le cas pour notre amie ici présente. Devant à la base être un petit garçon blond, quelle déception Jill causa quand elle pointa le bout de son nez. D’abords du mauvais sexe, puis de la mauvaise couleur de cheveux… Une vraie chieuse dès la naissance, elle n’aura pas perdu de temps !

Lorsque des désagréments de ce genre se produisent, il n’y a qu’un choix limité quant à ce qu’adviendra l’enfant. Le choix le plus fréquent étant de s’en débarrasser. Rien de plus facile quand on voyage à bord d’un navire toujours en pleine mer, entre deux continents. Il suffit de franchir la rambarde et plouf… Dans d’autres cas, on les gardait pour les amener à maturité en faire de vrais chiens de combats ou alors des outils qui serviront à faire prospérer l’entreprise, selon qu’il s’agisse d’un garçon ou d’une fille.

Par chance, Jill échappa à la noyade car une épidémie touchait de plus en plus de femmes et réduisait dangereusement l’activité de l’organisation. Il leur fallait donc renouveler leur stock, comme ils le disaient. Un sort peu enviable quand on se le projette mentalement. Le seul visage qui lui sembla familier à bord de ce navire fut celui de l’esclave chargée de s’occuper d’elle le temps qu’elle grandisse. Dès que la petite fut en âge de se débrouiller seule, ce fut comme être lâchée sans arme dans une arène remplie de monstre. Qu’elle soit encore une enfant, fragile et mal nourrie, importait peu à l’équipage lui refilant les tâches les plus difficiles. Ils font ça tout le temps, afin de ne garder que les plus forts et réduire le nombre de bouches inutiles à nourrir sans se salir les mains. De vrais monstres sans cœur…

Chaque journée… Non, chaque heure passée était un véritable combat pour la survie. Même parmi les captifs, la compétition faisait rage. Pas pour une meilleure place mais seulement pour s’assurer de recevoir une ration correcte de nourriture lors du repas à venir. Il était habituel de voir de jeunes enfants s’affronter jusqu’à ce qu’on les sépare ou que l’un des deux ne soit plus en état de se relever, venant aussi faire le tri parmi ceux qui étaient gardés.

Jill ne prenait pas part à tout cela, se contentant de faire ce qu’on lui ordonnait de manière nonchalante et en fonction de ce que sa constitution de plus en plus fragile lui permettait de faire. Plus elle prenait de l’âge et plus elle semblait faible, comme quelqu’un qui est malade en permanence. Respiration lourde et difficile, toux répétée, aucun ne lui donnait encore beaucoup de temps à vivre. Pourtant elle restait là, résistant et s’accrochant à une vie qui ne valait néanmoins pas le coup d’être vécue dans des conditions aussi inhumaines. Même sa nounou était désespérée par cet état, ne manquant pas de lui suggérer à de nombreuses reprises qu’il existait une façon d’éviter toutes ces souffrances, de faire cesser cette longue agonie qu’éprouvait la gamine depuis un long moment. Pour ceux à qui la subtilité échappe, elle lui suggérait évidemment de mettre fin à ses jours… De se suicider.

Même la seule personne avec qui elle était proche ne semblait pas vouloir la voir vivre. Un coup dur pour cette gamine en bas âge mais aussi une source de motivation intarissable. Cette tristesse qu’elle ressentit se transforma peu à peu en haine pour l’alimenter dans la vie de tous les jours. Chaque fois qu’elle en eut besoin, Jill repensa à la façon dont on tentait de la faire disparaître, lorsqu’on lui disait qu’elle n’arriverait jamais à rien avec un état comme le sien. Si faible physiquement, pourtant à la voir récurer le sol aussi fort on pourrait la prendre pour une personne en pleine forme si elle n’était pas aussi maigre.

Quelques années passèrent encore, menant la désormais jeune femme aux portes de l’adolescence dans un état encore plus critique qu’auparavant. Son endurance ayant encore diminuée, le plus inquiétant fut clairement l’apparition de nombreuses taches blanches un peu partout sur son corps, y compris son visage. Cela vint nourrir le rejet qu’éprouvait les autres comme elle, certains cherchant désormais à rejoindre l’organisation et à devenir plus fort, habituel quoi… Plus de doutes possibles désormais, la jeune fille souffrait bel et bien d’une maladie qu’aucun avait déjà pu voir avant. Même les médecins à bords ne savaient pas quoi faire ni vers qui se tourner, que ça soit du côté de Fiore ou même de la nation d’Alvarez… On se mit à la repousser constamment, à la traiter de monstre au point de ne même plus vouloir lui confier de tâches quotidiennes par crainte de toucher le même objet qu’elle.

Sa vie se résuma pendant plusieurs mois à une pièce sombre sans voir personne, hormis sa nounou venant lui apporter à manger. Des rations de plus en plus petites se justifiant par son absence d’activités et son espérance de vie comptée…

Dans de telles circonstances, Jill n’eut rien de mieux à faire que ressasser encore et encore les mêmes pensées et souvenirs douloureux. Si avant ça, elle n’était pas en bons termes avec les autres, désormais elle leur vouait une haine profonde. Surtout quand, avide d’un peu de réconfort en ne désirant qu’une épaule pour pleurer, sa seule proche la repoussa violemment. Celle-ci lui dit alors le fond de sa pensée, déclarant n’avoir jamais voulu s’occuper d’elle, ayant chaque jour espéré se débarrasser de cette enfant inutile dont la simple vue la dégoûte au plus haut point. Ces révélations finirent de briser l’enfant, recevant par la suite bien moins de visite et de repas. Elle parvint néanmoins à négocier pour qu’on lui apporte au moins un livre ou deux. Ce qu’on fit en la privant de nourriture en échange. Cela lui permit au moins de commencer à assimiler des informations au sujet de la magie et de son importance dans le monde… Ce n’était clairement pas son sujet de prédilection mais, n’ayant rien d’autre, Jill lu chacun de ces livres un nombre incalculable de fois, au point de faire naître une grande curiosité à ce sujet.

Par peur qu’une épidémie se répande parmi leur précieuse marchandise, les dirigeants de cette branche criminelle prirent la décision de vendre cette enfant inutile. Même s’ils ne pourront surement pas en tirer grand-chose, vu son état, au moins ils réduisaient tous les risques à zéro. Aucun d’entre eux ne prit de pincettes pour dire à la fillette ce qui l’attendait, riant même en voyant son air effrayé tout en piétinant ses seules possessions, à savoir ses livres.

Ils débarquèrent dans un port d’Alvarez pour se diriger vers un marché où les principaux articles ne sont nuls autres que des êtres humains. Une chose tolérée ou non ? Difficile à dire, surtout pour cette petite qu’on trimballait dans une cage comme du bétail, menottée et vêtue de vêtements en lambeaux… Pas besoin de parler de sa propreté minime ne risquant pas d’attirer les chalands, tous ayant déjà les yeux rivés sur les tâches qui lui couvraient le corps, laissant les chuchotements et messe-basses se propager comme un feu de paille… Toute cette agitation n’allait certainement pas donner envie à qui que ce soit de faire l’acquisition de cette jeune fille malade et celle-ci savait pertinemment que si on ne l’achetait pas, ce serait ses possesseurs actuels qui auront alors une idée pour se débarrasser d’elle. Voir les regards qu’on lui jetait, entendre certains morceaux des commentaires à son sujet, tout ça était bien trop pour une enfant, ne pouvant que se recroqueviller comme si les barreaux de sa cage étaient sa meilleure protection. Ses meilleurs amis…

Contre toute attente, le tumulte s’estompa subitement, écrasé par une voix venant tout juste de se manifester. Un silence pesant s’instaura tandis que toutes les personnes présentes étaient en train de tourner leur regard vers l’arrière, toutes dans la même direction…

« Kla, kla, kla ~♪ Magnifique, n’est-ce pas, Daiten-san ? »

« …….. Ces courbes fines… Proportionnels… Ceci est tellement rare… »

Deux hommes discutaient entre eux tout en avançant comme si de rien était au milieu de la foule. Tous deux étaient majoritairement vêtu de blanc, style costume et veste sur les épaules avec quelques ornements noirs et dorés. La principale différence entre eux était, outre leur taille, le masque qu’ils portaient. Un drôle d’emblème était également présent sur leurs vêtements, ce qui semblait motiver la foule à se dissiper sur leur passage. À moins que ça soit le fait de les voir simplement marcher sur ceux qui restaient sur place et les piétiner sans même leur porter une once d’attention…

« C’est décidé ! Il nous les faut… Daiten-san, crache le pognon ! On va pouvoir s’amuser avec ça… Kla, kla klaklakla ! ~ ♪ »

Tenant un discours de ce genre, normal qu’on les regarde de façon étonnée, croyant faire face à deux pervers. Même Jill s’était réfugiée dans le coin opposé de la cage afin de mettre de la distance entre elle et ces deux détraqués sexuels…

« On la prend ! 500.000 Jewels pour les taches blanches !! »

S’exclama le plus petit des deux tandis que son acolyte, le fameux Daiten qu’on appellera homme-tentacule –vu sa taille importante et sa façon d’onduler sans arrêt- se contenta de sortir des mallettes de sous sa veste, taciturne à souhait bien qu'il secoua négativement la tête.

« Quoi ? Tu dis qu'on a pas cette somme sur nous ? Mhm... Combien t'as ? Plus moi ça fait... Oh, 327 jewels et un sandwich au poulet. Ca vous va ? »

Un tel retournement de situation créa évidemment une confusion générale. Entre les passants qui faisaient les gros yeux et les vendeurs qui ne comprenaient pas bien ce qui était demandé… leurs esprits bien trop occupés à s’emballer après avoir percuté l’offre d’achat faite pour leur pire lot…

« Euh… Les… Les taches blanches, Monsieur ? »

« Ben quoi ? T’es sourds ou t’es juste finit à la pisse de Balkan ?! T’as bien entendu, on veut les taches nous… »

« Mais… Mais c’est… C’que il faut prendre le tout… Enfin la prendre elle, quoi. Toute entière… Quitte a en faire c’que vous voulez, hein ! Nous tant qu’vous payez, on s’fou de ce qui lui arrive après ! Ha… Ha… »

Le criminel qui aimait si souvent jouer au dur ressemblait plus à un chiot devant ces deux hommes qui, malgré leur style atypique, en imposaient pas mal. À moins qu’il n’ait toujours pas réalisé que leurs propos tendancieux d’avant concernaient en fait les nombreuses tâches qui couvraient le corps de Jill. Jamais il n’aurait osé imaginer que ça soit la raison même de cette vente qui vienne le rendre riche.

« Bon ben dans ce cas... On vous donne déjà ça et... Daiten, la reconnaissance de dettes ! Vous donnerez ça. Avec les intérêts, ça fera plus que la somme qu'on vous proposait... Kla, kla, kla ~ ♪ »

Son avis n’intéressa de toute manière ni l’homme-tentacule, ni racailloux qui était déjà en train de briser la cage comme si elle était en papier, après que Daiten ait donné les mallettes de jewels tellement fort au criminel qu’il se soit retrouvé encastré dans la charrette.

Il fallut que ça soit le plus grand qui décide de la transporter… Si au moins il l’avait fait de manière correcte mais non ! A la place, il se contenta de la tenir par le col, à bout de bras, comme un trophée ou un légume qu’on fait pendre au bout d’une canne pour motiver une monture à se bouger les fesses. Devoir en plus se taper leurs discussions chelou sur elle rendit la petite Jill encore plus survoltée, ne cessant de se débattre jusqu’à finir par être transportée comme un vulgaire sac à patates. Avec toutes ces mésaventures et cette énergie gaspillée, elle finit par s’endormir sans savoir si elle allait se réveiller entière… Mais la fatigue avec sa maladie rendit l’affrontement contre le sommeil perdu d’avance.

La première chose que fit la jeune fille à son réveil, bien que toujours engourdie, fut de remuer ses membres l’un après l’autre. Elle avait clairement entendu les deux gars parler de prélever les parties touchées par les traces blanches alors dans le doute, elle vérifia l’état de son corps et si rien ne manquait. Étrange, mais tout est bien en place !

Suite à ce premier constat rassurant et maintenant qu’elle sortait de son état léthargique bien que toujours engourdie par le sommeil, Jill put prêter plus attention à son nouvel environnement. L’aspect de ce dernier ne manqua pas de la surprendre directement. Très loin des pièces sombres faites de bois comme dans le navire de l’organisation. Ici, la jeune fille se trouvait dans une pièce faite de pierres, ornée de marbre et de piliers formant des arches pour soutenir le plafond. Se redressant doucement, elle découvrit alors plusieurs lits d’hôpital disposés les uns à côté des autres, chacun munit d’équipement médical classique mais indispensable.

Elle n’eut pas à attendre longtemps pour que les réponses à ses questions viennent jusqu’à elle, littéralement. Probablement surveillée, les deux hommes l’ayant acquise au marché entrèrent dans la pièce pour venir jusqu’à elle, jetant sur le lit une tenue afin de remplacer sa vieille robe sale et déchirée. Si elle aurait bien posé quelques questions quant aux goûts vestimentaires douteux des deux lascars, la priorité de Jill fut de savoir où elle se trouvait et, surtout, ce qu’ils comptaient faire avec elle. Bien qu’elle les harcelât, aucun d’eux n’apporta de réponse satisfaisante, se contentant de tourner autour du pot et de rire entre eux. À supposer que l’homme-tentacule riait lui aussi, au travers d’ondulations plus prononcées…

Le plus petit finit néanmoins par apporter quelques précisions sur les motifs les ayant poussé à acheter cette esclave juste bonne à être abandonnée quelque part. Ces deux bougres dirigent en fait, par intérim, une division très spéciale orientée vers les recherches scientifiques en tous genre. Qu’il soit question de technologie, de vaccins ou de virus, tout ce qui semble rare est une source intarissable de savoir et d’intérêt pour eux. Disposant de vastes connaissances, même eux n’avaient jamais vu ce genre de stigmates en vrai et même dans leurs précieuses recherches, la mention de ces dernières restait très vague tandis que les raisons, quant à elles, étaient inconnues. Quoi de mieux pour pousser la soif de connaissance à son paroxysme et ainsi satisfaire leurs responsables plus hauts gradés ? Durant ses explications, le petit homme ne fit d’ailleurs jamais la moindre allusion à l’envie de rechercher un moyen de les faire disparaître, de les soigner… Au moins, il ne donna pas de faux espoirs à leur nouveau cobaye qui sut donc à quoi s’attendre…

Ils ne perdirent pas plus de temps et partirent, lui laissant encore le reste de la journée pour se reposer sous une étroite surveillance, juste au cas où. Comptant bien faire des expériences sur elle afin de débuter de nouvelles recherches, les deux hommes la voulaient aussi en forme que possible. D’une certaine façon, ils lui montrèrent plus d’attention que n’importe qui jusqu’à aujourd’hui, ce qui n’en restait pas moins contradictoire avec leurs projets à venir…

Le lendemain, la journée commença avec un rapide tour du propriétaire. N’allons pas les imaginer lui faire visiter tous les lieux de l’édifice qui semblait imposant. Les seules choses qu’on lui montra furent les deux pièces qu’elle allait fréquenter. La première n’étant nulle autre que sa « chambre », pièce munie uniquement du strict nécessaire, avant de passer à la salle de laboratoire qui arborait déjà divers instruments dont le simple aspect ferait passer l’envie de s’y installer. Quelle merde ! Ainsi débuta de longues heures, de journées, de semaines et des mois de tests scientifiques en tous genre sur elle. Certains n’avaient rien de trop méchants et se révélèrent assez supportable par notre jeune amie mais d’autres… Difficile de décrire les souffrances que certains examens causèrent à Jill, ne laissant alors que des hurlements résonner aux alentours du laboratoire. Généralement à cause de prélèvements, mais parfois pour leur simple plaisir pervers de tester les réactions potentielles des stigmates en les confrontant à divers stimuli.

Heureusement qu’elle avait ensuite droit à une période de repos plus importante qu’en temps normal. Comme avant, ces moments de solitude étaient surtout mis à profit pour maudire sa vie et ses sévices. Jill ne comptait pas laisser la routine du navire se reproduire une fois de plus. Cette fois, elle allait chercher à tirer profit de ce nouveau lieu, que ça leur plaise ou pas !

Malgré sa maladie, la petite Jill commença à révéler sa nature de peste en ne cessant plus d’émettre sans cesse des exigences à ses propriétaires. Se heurtant généralement à un refus catégorique, la maligne trouva alors le meilleur outil de chantage en sa possession, ses stigmates. Cause principale de leur intérêt pour elle, il ne fallut pas longtemps pour qu’elle se mette à les menacer de s’ôter un membre qui en porte s’ils continuaient de refuser. Après avoir pu constater que l’attacher n’était pas suffisant après qu’elle ait trouvé le truc et incapables de l’empêcher constamment de mettre ses menaces à exécution, ils finirent par céder à ses demandes, à leurs yeux les moins importantes. La presque-ado reçut alors de plus en plus de livres, comme elle le demandait. Ne sachant pas quoi lire, c’était principalement de vieux rapport de recherches et des journaux de bord qu’on lui donnait à se mettre sous la dent et le plus surprenant fut sans doute de la voir les dévorer en un temps records.

À force d’être confrontée à des scientifiques, aussi bizarres qu’ils soient, la jeune fille développa un attrait poussé pour la science. Souvent dans le laboratoire sans rien avoir d’autre à faire qu’écouter, elle assimila de plus en plus de connaissances de bases, lui permettant de comprendre le fonctionnement ou la nature de certaines choses qu’elle ne comprenait absolument pas auparavant. Cela développa sa curiosité à l’égard de la science, demandant à pouvoir consulter de plus en plus de rapport afin de s’instruire. En ayant tellement bavé auparavant, Jill s’était forgée une solide capacité d’auto-apprentissage et le démontra bien vite. Petit à petit et surtout à force de caprices, de diverses tentatives plus ou moins lamentables de fuite pour ne pas retourner être enfermée, la gamine obtint le droit d’assister à certaines recherches, servant même de larbins pour apporter le matériel. Si elle s’exécutait, malgré ses râles tant elle détestait servir d’esclave, elle se concentra tant que possible sur ce qui se déroulait tout autour d’elle. Assimilant les termes spécifiques, y trouvant leur signification à force d’écouter et d’analyser, jouissant même parfois de quelques explications, il n’en fallut pas plus pour qu’elle soit satisfaite. Cela n’adoucit en rien la manière dont on la traitait ni la cruauté de certaines recherches, bien au contraire. Cela se retourna presque contre elle puisqu’à partir de ce moment, les responsables s’amusaient à lui décrire en détail ce qu’ils allaient faire et dans quel but. Encore plus glauque qu’avant…

Après quelques mois, presque une année même, l’équipe de recherche parvint à mettre le doigt sur l’origine des stigmates portés par Jill, ainsi que sur la cause de sa faiblesse apparente. Il s’agissait d’une maladie extrêmement rare, d’origine génétique, créant un conflit au sein du corps. En plus de perturber les cellules qui se mettent à s’attaquer à leur hôte, expliquant cette faiblesse constante comme un malade, le second effet surement plus grave est une carence importante d’Ethernanos. Plusieurs autres questions vinrent d’ailleurs prendre la place de celles étant résolues. Notamment « pourquoi ? »… Pourquoi est-ce qu’elle était aussi affectée par quelque chose qui causerait surtout des problèmes aux mages ? Jill n’usait pas de la magie, à leur connaissance alors aucune raison qu’une carence de cet élément puisse la toucher…

Impossible pour eux de ne pas chercher une réponse à cette étrangeté apparente. Il fallait entamer de nouvelles recherches… Au diable l’éventualité d’un remède à la maladie ! Depuis le temps, elle avait évidemment abandonné tout espoir alors ce changement de direction ne lui fit ni chaud, ni froids…

Avec le temps qui filait, Jill grandit jusqu’à devenir une adolescente dans la fleur de l’âge, pratiquement une femme. Elle en eut bien vite les atouts en tout cas. Ce qui resta étonnant vu les incessantes séries d’expériences qu’on lui faisait faire. En plus de celles touchant à sa maladie, voilà qu’on la confrontait à des sortes d’épreuves afin de s’assurer qu’elle ne puisse pas utiliser la magie, comme elle n’a de cesse de le prétendre. Impossible de compter le nombre de fractures ou d’os cassés au cours de ces moments… Quand ce ne sont pas des formes de tortures qui étaient requises pour voir si elle pouvait emmagasiner quoique ce soit ou la forcer à libérer une magie latente… Autant dire que c’est contradictoire maintenant qu’on sait qu’elle ne dispose de presque aucun Ethernanos dans le corps, puisque ce dernier est en carence constante.

La jeune femme supporta malgré tous ces traitements, s’accrochant à une envie de vivre d’origine inconnue afin de ne pas craquer mentalement. Si elle s’accrochait autant, c’est à cause de sa soif de connaissances devenue plus importante, nourrissant le désir de percer tous les secrets possibles, à commencer par ceux de sa maladie… Bien vite rejoints par les mystères entourant la « magie ». Il lui fallut de nombreuses tentatives de persuasions, chantage et caprices pour enfin obtenir un résultat, ajoutant à son rôle de cobaye celui d’assistante sous une forme plus poussée que ce qu’on lui faisait faire auparavant. Se satisfaisant de ça pour l’instant, ces nouvelles attributions, si on peut dire, lui permirent d’être plus proche des recherches qui portaient sur d’autres sujets qu’elle, notant tout ce qu’il fallait. N’allez pas croire qu’on la traita mieux pour autant, mise plutôt à profit pour consigner parfois elle-même les rapports d’expériences, puisqu’elle en était capable.

À chaque avancée qui se fit arriva son lot de complications, mais surtout de nouvelles possibilités. On explora notamment la théorie de trouver une zone où se serait développée sa maladie, avant d’enchaîner sur différents essais cliniques. Ces nombreuses expériences eurent évidemment quelques effets secondaires sur le corps de Jill qui dut apprendre à vivre avec. Cela eut quelques avantages, cela dit, puisque sa structure musculaire se retrouva renforcée malgré l’absence d’un entraînement physique ciblée. En contrepartie, la jeune femme du payer cela au prix de dérèglements dans son corps. Une suite logique étant donné que certaines expériences avaient surtout servi de prétexte pour assouvir leurs envies perverses. Ce n’était pas faute d’essayer de se défendre mais impossible, alors forcée de les laisser s’amuser avec ses formes ou de les entendre faire semblant d’avoir un réel objectif en usant de leurs doigts. En plus d’une sensibilité très poussée sur certaines zones, une forme de dépendance au plaisir se développa chez Jill, se voyant alors sujette de plus en plus fréquemment et de manière inattendue à d’irrépressibles envies de luxure.

Si cela arrangea bien leurs affaires ainsi que celles du personnel qui n’hésita pas à se relayer dans la cellule de la belle, la transformant presque en antre du plaisir, des effets plus néfastes finirent par faire leur apparition. Notamment d’importantes difficultés à respirer mais aussi d’insupportables douleurs cardiaques. Être autant sollicitée et fournir des efforts physiques importants eurent vite fait d’épuiser ses dernières forces. D’abord espacées, ses crises de maux devinrent de plus en plus proches, rendant même impossible la moindre recherche supplémentaire sur elle. N’ayant pas fini toutes les recherches prévues au sujet de ses stigmates et surtout harcelés par leurs larbins qui ne voulaient pas perdre un jouet comme elle, les responsables entreprirent de trouver une solution à ces problèmes urgents.

Au fil de ces nouvelles recherches et pour la première fois, la jeune femme eut peur… Peur de mourir. Non pas que sa vie lui plaisait à ce point, bien au contraire… Elle voulait rester en vie afin d’user de toutes les connaissances qu’elle pourra acquérir contre tous ceux l’ayant manipulée, dénigrée. La soif de vengeance, de connaissance et ce besoin irrépressible de tenir certaines gorges entre ses doigts pour les serrer… Serrer encore et encore… Voilà ce qui lui donna l’énergie pour ne pas lâcher prise, ce qui l’aida à se tenir à la vie.

L’un après l’autre, les chercheurs tombèrent à court d’idées pour rétablir l’état de Jill. Aucune de leur tentative ne porta ses fruits, la meilleure preuve étant les stigmates blancs toujours bien présents. Finalement, le petit homme et Daiten décidèrent alors de tenter le tout pour le tout. S’ils avaient toujours gardé cette expérience dans un coin, c’était bien parce que le principe employé n’avait, à leur connaissance, été utilisé que dans de très rares cas bien précis.

Tous les préparatifs furent alors mis en place pour procéder à la greffe, suite à de nombreux examens supplémentaires. Ces derniers se révélèrent peu concluants, laissant peu de chances au sujet de survivre à une telle opération, bien qu’ils prirent quand même le risque. Bien qu’ils souhaitaient conserver ces stigmates « frais » pour leurs études, l’occasion était trop belle pour ne pas expérimenter quelque chose de nouveau, quitte à perdre leur cobaye…

L’équipe scientifique en charge de l’opération, menée par les deux responsables ayant acheté Jill procéda alors à une greffe. Pas n’importe quel type de greffe. La cause de sa carence et de sa maladie sembla être en grande partie liée à son cœur beaucoup trop faible. Ainsi, ce dernier ne parvenait pas à donner suffisamment de carburant au corps de la jeune femme qui, à cause de ce manque de ressources, était incapable d’emmagasiner naturellement les Ethernanos ambiants. Un problème d’autant plus rare puisque Jill n’était pas une mage, à la base. Il s’avère qu’inconsciemment, la fillette s’était lancée sur cette voie à force de rester immobile à ressasser sa haine et divers sentiments intenses au milieu de ses petites pièces faiblement éclairées. Se faisant, son corps s’était ainsi mis à accumuler les Ethernanos environnants, amenant très vite cette maladie puisqu’il n’était, naturellement, pas bâti pour cela…

Une explication un peu tirée par les cheveux, il est vrai… D’autant plus que Jill n’a rien d’un prodige en la matière… Elle aura seulement trouvé inconsciemment le béabas en matière de magie… Cela ne lui fut pourtant d’aucune aide durant l’opération qui manqua à plusieurs reprises d’échouer, enchainant les complications tandis qu’on tentait de remplacer son cœur faible par un lacryma. Pas n’importe lequel, ni celui similaire à ceux des Dragon Slayer. Celui-ci devait agir comme une batterie dans un appareil électrique et fournir ainsi à la jeune femme l’énergie nécessaire pour vivre, ou du moins faire fonctionner les différents organes de son corps normalement…

Difficile de dire ce qu’il en fut réellement, mais en tout cas on ne retira pas entièrement l’organe de Jill de sa cavité, fort heureusement ! Ce dernier se retrouva quasiment à l’arrêt, bien que fonctionnant toujours au lacryma pour les fonctions basiques tandis que ce dernier faisait le reste en matière d’énergie à distribuer. Contre toutes les attentes, le corps de la jeune femme accepta cette greffe, non sans mal, réjouissant malgré eux les scientifiques qui imaginèrent déjà toutes les expériences qu’ils allaient pouvoir mener maintenant qu’une nouvelle certitude pouvait s’inscrire dans leurs registres de recherches. Il est vrai que Jill n’a rien d’exceptionnel mais cette dernière a tellement morflé durant sa jeunesse, gangrenée par une haine profonde qu’en se rattachant à ses sentiments néfastes elle sera parvenue à endurer des traitements et expériences totalement inhumaines. Est-ce que d’autres y parviendront de la même façon ? Difficile à dire ! D’autant plus que son corps souffrait d’une carence, donc en y ajoutant ce lacryma pour combler le manque, tout porte à croire que ses chances de survie ont bénéficiées de nombreux bonus. Pas sûre que cela puisse marche avec une personne en parfaite santé.

Une longue convalescence fut néanmoins de mise pour le sujet d’expérience, étroitement surveillée tant les complications se multiplièrent lors des premières nuits. Des heures à se tordre de douleur et à hurler, souhaitant qu’on l’achève tant elle croyait sentir tout son être brûlé de l’intérieur… D’autres nuits furent comblées à cracher du sang, en perdre dangereusement et forçant de micro-interventions pour chercher la cause de ces dérangements… Aucune en particulier si ce n’était l’ultime étape de l’opération. Il fallait que le corps parvienne à s’adapter à ce changement, à comprendre ou puiser sa source puisque le lacryma-pacemaker faisait désormais tout le travail nécessaire… Une chose difficile. Entre ça et les trop grosses arrivées d’énergies dans un corps habitué à la carence, imaginez les nombreux malaises et dérangements auxquels Jill aura dû faire face.

Elle s’accrocha, fermement autant à ses draps qu’à ses rares motivations pour vivre. Une nouvelle vie s’offrait à elle mais, jusque-là, ce qu’elle voyait en fermant les yeux n’était composé que d’images d’un vécu douloureux. Revoir ses visages dégoûtés à cause de ses stigmates, entendre leurs paroles… Tant de choses qui firent vibrer la jeune femme, bouillant de l’intérieur alors qu’elle n’était pas consciente de se trouver dans un profond coma. A ces moments-là, ses flashbacks s’exprimaient par des échappées d’énergie magiques et d’autres râles proches de l’agonies ou similaires à ceux d’une bête face à son Némésis… Si elle ne pouvait pas le voir, d’autres par contre ne manquèrent pas de remarquer les larmes qui s’échappaient du coin de ses yeux à ces moments, rendant cette scène plus pénible pour ceux possédant encore une âme.

Contre toutes attentes, Jill parvint malgré elle à s’adapter à sa nouvelle condition. Au détriment des chercheurs, les stigmates se mirent progressivement à s’atténuer puis disparaître entièrement, ne leur laissant plus rien à étudier. Bien embêtés, ils se dirent que si elle avait survécu à cette intervention, d’autres pourraient suivre une fois qu’elle aurait regagnée des forces et ainsi permettre à leurs sciences médicales, comme ils l’appellent, de progresser à vitesse grand V. En attendant, on laissa à la demoiselle le temps de reprendre des forces dans sa cellule, passant le temps en lisant des rapports et autres livres parlant de la magie ou de l’histoire de certains continents. Un fait étonnant pour elle fut que, près de deux mois suite à l’intervention, Jill se sentit en pleine forme. Cette sensation était clairement nouvelle pour elle, s’étant toujours tenue affaiblie en tout temps et ayant peinée à tenir debout. Désormais, elle se sentait capable de briser des choses aisément, hors les renforcements physiques dont elle se voyait bénéficier.

Peut-être que l’occasion n’était pas si mal, après tout… Voilà ce qu’elle se dit au cours d’une nuit glaciale et sombre. L’heure était à l’introspective et se savoir utiliser depuis sa naissance eut le don de la mettre dans une rage folle… Censée se reposer, bien qu’au terme, la sécurité était moindre autour de sa cellule et la belle usa de sa seule arme face au garde qui devait la surveiller. Ses charmes. Lui promettant monts et merveilles en jouant la demoiselle en manque, celui-ci ne tarda pas à entrer dans la pièce et à se laisser allègrement chauffer par la belle peu vêtue. Manque de bol pour lui, il fit les frais d’un petit test de force de cette dernière, incapable pourtant de constater ses capacités maintenant qu’elle était en pleine forme. Peu avant le début des choses sérieuses, alors qu’elle le chevauchait, Jill lui agrippa la gorge et serra… Serra… D’abords remplie d’hésitation, ses pensées se tournèrent vers des souvenirs douloureux qui, plus ils se prolongeaient, plus sa poigne se renforçait jusqu’à arracher à l’homme son dernier soupir de vie.

Sans surveillance, la jeune femme décida de tenter le tout pour tout. Animer par une soif de découvertes primant sur sa haine, si proche de sa majorité et connaissant pourtant peu de choses… S’en était trop ! Il fallait qu’elle apprenne, qu’elle perce tous ses mystères ! Hors de question de continuer à n’être qu’un cobaye qu’on sort de sa cage lorsqu’on en a besoin ! Sans plus tarder, Jill se rua hors de sa prison et courut à travers les longs couloirs froids qui composaient le bâtiment. Beaucoup étaient connus et lui permirent de se repérer mais, très vite, l’alarme se déclencha afin de signaler sa fuite. Cela l’étonna d’ailleurs qu’elle ait tant tardée à se déclencher, se pensant surveiller constamment par des lacryma de surveillance. Sa fuite risquait d’être très vite compromise si elle était la seule cible à se mettre sous la dent… Et, admettons-le, elle n’avait aucune envie de se retrouver de nouveau à satisfaire tout ce personnel une fois à nouveau attrapée.

Considérant que le chemin le plus direct vers une sortie potentielle était exclu, la jeune femme décida alors de rebrousser chemin afin de passer par l’un des embranchements du couloir, sachant pertinemment où elle se dirigeait. Avec le temps, la belle s’était rendue compte que les lieux comptaient beaucoup d’autres sujets exploitables. Ne les ayant jamais approchés, il était temps de faire les présentations…

Exactement comme elle le pensait, une dizaine de personnes se trouvaient dans des cellules étroites. À peine la place pour eux et leur état n’avait rien d’enviable. Jill commença sa course en direction des commandes, situées au fond de la salle, afin d’ouvrir les portes mais elle s’arrêta au niveau de la toute dernière, stupéfaite. La personne qui se trouvait enfermée là arborait les mêmes stigmates blancs que ceux qu’avait Jill avant l’opération, bien que certains soient encore présent sur son corps. Sans rien dire, la jeune femme ouvrit les cellules pour laisser ceux qui en était capable tenter de filer. Quant à elle, son attention se porta sur le porte-document près du dernier patient afin de savoir ce qu’il en était. Comme elle le craignait et s’en doutait dès le départ, les expériences qu’ils avaient menées sur elle ne visait pas à la guérir mais à trouver un moyen efficace de transmettre ses stigmates, de les transformer en arme bactériologique…

Des cris et autres bruits s’approchèrent de plus en plus, la forçant à écourter sa petite session de lecture. Alors qu’elle avait déjà fait quelques pas en direction de la sortie, Jill s’arrêta net quand une idée sembla avoir fait tilt dans son esprit. Les lieux servaient clairement de pièce de recherche et contenait de nombreux ouvrages qui devaient sans aucun doute recenser un grand nombre d’expériences… Peu importe qu’ils aient été notés par un assistant ou quoi, l’adolescente récupéra ceux qui lui semblèrent les plus récents avant de quitter les lieux, les documents dans ses bras. Elle ne pensa qu’ensuite au fait qu’à force de semer des feuilles derrière elle, ses poursuivants risquaient de lui mettre la main dessus plus rapidement.

C’est justement ce qui finit exactement par se produire. À force de tourner aux détours de ces interminables couloirs, Jill se retrouva à une nouvelle intersection. Manque de bol pour la brunette car des poursuivants arrivèrent de toutes les directions, prenant la fuyarde en tenaille et coupant toute échappatoire à cette dernière.

« Kla, Kla, Kla, Klaaaaaaah… ~ On dirait que le petit chat n’a plus aucun trou où se cacher pour fuir la vilaine souris… Klaklakla ~ ♪ »

Revoilà cet étrange bonhomme, pour une fois sans Daiten, le fameux homme-tentacule. Dommage qu’en plus d’avoir un style ridicule, il se soit totalement chier au niveau de sa référence.

« C’est l’inverse. Le chat poursuit la souris. Baka. »

N’importe qui venant reprendre le responsable scientifique aurait eu vite fait de briser le peu de charisme qu’il inspirait mais là… Venant d’une adolescente qu’ils avaient toujours considérée comme un outil… Autant dire qu’elle lui rendit bien les choses. Difficile de dire si c’était l’air froid, totalement blasé de l’adolescente devant tant de stupidité ou le fait qu’elle connaisse sa malgré son éducation… Limitée… Le plus dur à encaisser ?

« Mais pas du tout ! Selon l’théorème de…--- Kuuuuuuh ?!! »

On ne sut jamais de quel théorème il était question. Le scientifique se fit souffler par une explosion qui vint percer un mur latéral, l’envoyant d’ailleurs rouler dans les pieds de ses hommes complètement désordonnés.

« Yoshaaa les boloss ! Vous vous souv’nez d’nous ? »

Un silence plat s’installa, coupant même toute l’agitation pour ce bide monumentale alors que chaque personne présente observait le nouvel arrivant qui s’engouffrait par la brèche murale. Encore un peu et ils se seraient tous fait des messe-basses pour se demander si quelqu’un se souvenait de ce type.

« Jamais vu. » Lâcha Jill en haussant les épaules.

Ce qui ne plut pas au type… Encore moins après que le responsable ait secoué négativement la tête. Ce geste sembla déclencher quelque chose chez le mystérieux bouffon car il pointa du doigt le scientifique et resta comme figé par une colère le faisant changer de teint.

« TOI ! TOI JE TE R’CONNAIT ! T’ES L’CONNARD QUI NOUS A ESCROQUE P’TAIN ! » Il marqua un temps de pause, comme s’il espérait que la mémoire fasse ding mais un nouveau silence s’installa « Y a quelques années, t’nous a acheté une gamine en nous promettant une somme dingue de jewels… D’jà qu’on y croyait que dalle mais t’nous a vraiment roulés car on n’a jamais vu la couleur d’ta p’tain thune ! C’pour ça qu’on est là !!! »

Pour une surprise… Qui aurait un jour osé dire que ceux qui avaient pourri la vie de la petite Jill, encore une gamine à l’époque, allaient être ceux qui lui ouvriraient les portes de la liberté ? Ils n’avaient pas fait les choses à moitié ces cons car d’autres gars se mirent à débouler par la brèche dans le mur, ainsi que par les fenêtres.

Ah, il y en a un qui s’est loupé car la vitre a tenu et lui… Ben il a l’air d’un con à plat dessus…

En quelques secondes à peine, le foutoir le plus total s’installa entre les deux camps qui se tapèrent dessus comme ils pouvaient. Des scientifiques courant après des malfrats et inversement dans tous les coins. Même le responsable tentait d’échapper au gars qui lui réclamait son pognon. Cela ne suffit pourtant pas à laisser Jill en paix, toujours coincée de part et d’autre par ceux qui s’étaient fait oublier de la baston générale…

À choisir entre se retrouver entre les mains de docteurs maboules du dimanche, celles de ceux que vous haïssez le plus au monde ou faire quelque chose de stupide pour éviter les deux premières options. Que choisissez-vous ?

Sans se poser la moindre question, l’adolescente se rua en direction de la brèche, évitant ceux qui tentèrent de lui mettre la main dessus afin de foncer vers la lumière. Et pour cause ! Le complexe était situé sur une falaise !

Merde… Elle n’avait pas pensé à ça, ayant toujours cru que les lieux se seraient trouvés dans un coin perdu, voire en sous-sol pour garantir une discrétion et sécurité maximale… Malgré tout, ses pas continuèrent jusqu’à atteindre le vide et lui faire faire le grand saut.

À quelle distance venait de chuter la fille à la santé encore faible ? Aucune idée mais, les yeux fermés, elle eut l’impression que cela dura des heures. Cette descente lui fit ressentir cette peur… La peur viscérale que ça soit la fin. Effrayée, elle se cramponna en boule aux documents dérobés avant qu’un splash violent ne viennent lui embrouiller l’esprit, tenant uniquement éveillée grâce à la température très froide de l’eau, malgré le choc…

Impossible de lutter contre ce courant violent qui semblait chercher à la pousser vers la côte, vers le lieu d’où elle venait de s’échapper. Elle qui a pourtant grandi en mer, jamais elle n’aima tant l’eau qu’en ce moment, effrayée mais remplie d’un nouveau souffle de vie, émerveillée par ce contact incroyable la faisant se sentir vivante…

… Pour ensuite mieux perdre connaissance sous la force des vagues contre lesquelles luttait la demoiselle.

La noirceur la plus totale dans laquelle les visages lui ayant fait du mal apparaissaient furtivement, les uns après les autres. Des phrases incompréhensibles à cause de l’écho et des sons… Voilà tout ce qui occupa l’esprit de la fugitive durant sa torpeur qui s’étala sur une longue durée. Les sons finirent par se faire plus forts et de petits flash lumineux firent leur entrée jusqu’à devenir bien plus pesant, comme si elle était éblouie…

Son réveil ne fut pas le plus glorieux qui soit, bien qu’on puisse y trouver quelque chose d’agréable grâce au chant des mouettes… Mais les odeurs de poisson pourris et de détritus vinrent vite briser toutes ces idées. La tête complètement embrouillée, Jill avait le corps complètement engourdis et peina à se relever correctement, n’étant pas aidée par le fait qu’un sac-poubelle lui servant d’appuis cède et la fasse basculer à travers les ordures. Quant aux documents volés dans sa fuite, il n’en resta quasi rien si ce n’est un morceau de papier détrempé à l’écriture à peine lisible, resté coincé entre quelques déchirures de ses vêtements. C’est toujours mieux que rien.

Pour la première fois de sa vie, Jill était libre d’aller où elle le voulait mais pourtant elle ne sut absolument pas quoi faire… Livrée à elle-même dans un lieu qu’elle ne connaît pas, n’ayant vu et subit que ce qu’il y a de pire, difficile de se décider quant à ce qu’elle allait faire maintenant. Cette ville portuaire n’était surement pas le meilleur endroit pour une adolescente seule et sans un sous en poche. Elle comprit toutefois vite comment survivre, apprenant notamment à voler afin de se nourrir. Elle apprit aussi qu’il n’y a pas plus généreux que ceux qui rentrent ou s’apprêtent à passer de nombreux jours en mer, leur procurant plaisir en échange d’une rémunération tout à fait bienvenue. Avec son passé et son vécu, le sexe n’avait rien d’un moment intime pour elle, seulement un moyen parmi tant d’autres de passer le temps ou d’obtenir ce qu’elle veut. En plus d’être lucratif, cela maintenait les pulsions de son corps déréglé par les expériences sous contrôle.

À venir apporter de la compagnie à ceux qui en avaient besoin, Jill pu se trouver au cœur des lieux de rassemblements tels que les bars drainant les nombreux passagers en transit par la ville. Une excellente façon pour elle se tenir informer des dernières informations et rumeurs. On parla d’un accident ayant eu lieu à quelques kilomètres de là, aussi sur la côte. Même si tous les éléments ne concordaient pas toujours, la jeune femme comprit vite qu’on parlait du soir de sa fuite et de ce qui s’y étaient passé. Tous avaient néanmoins la même fin : Les intrus se sont fait botter le cul…

Ce qui arrangea encore moins ses affaires à l’idée qu’ils puissent vouloir la récupérer, ayant tout de même investi beaucoup de moyens pour mener leurs expériences à risques voir souvent inhumaines. Un autre problème ne tarda pas à faire son apparition… De manière irrégulière et aléatoire, la jeune femme souffrait de douleur au niveau du cœur, causé par le lacryma servant de pacemaker, comme elle le découvrira par après. Jill n’est pas une femme stupide, ayant eu vite fait de mettre ce dernier en cause après avoir constaté que la douleur était toujours issue du même endroit…

Beaucoup de questions nécessitants des réponses vinrent suite à ses premières observations. Malheureusement, la jeune femme ayant désormais franchi le cap de ses dix-huit ans avait besoin d’avis venant d’experts. En laissant traîner ses oreilles où c’était possible, la jeune femme fit quelques découvertes intéressantes, partant pour certaines de simples rumeurs à vérifier mais constituant néanmoins des pistes à suivre. Sa seule certitude durant cette période trouble fut qu’elle devait chercher ailleurs, n’ayant rien à tirer de cette ville si ce n’est un taux de chance toujours plus grand de se retrouver à nouveau dans une cage…

 
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Dernière édition par Jill Nazsareth le Jeu 29 Déc - 2:49, édité 20 fois

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Petit "up" pour donner des nouvelles et signaler que ça avance, plus que l'histoire à faire et j'aurai terminée ! o/ J'ai du harceler Lucifer pour certains détails... Depuis il parait qu'on l'a vu à GH dans un costume de lapin rose sautiller partout tant ça l'a rendu fou !

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Mais chut, voyons!

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Ooooooh une topine changeante :3 ♥♥

Bon courage ma Korra-nee-chan-same-sensei :3

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Aque j'ai plus de place dans le premier poste alors je continue la suite ici ! o/


Quelques semaines plus tard, la jeune femme parvint à négocier avec le capitaine d’un navire qui devait quitter le port. Sa destination ? Aucune idée, elle s’en foutait ! Tant qu’elle mettait le plus de distance entre elle et ce pays, c’était bon !

Ce navire semblait commercer entre différentes régions. Ce qui la mit sur cette piste fut la quantité de matériaux aux origines différentes. Des sortes de chapelets ornés de noix de coco, Jill n’y connaît pas grand-chose mais elle est quasiment certaine de n’avoir jamais rien disant que cela pouvait venir de sa région. En se renseignant un peu, en effet, le bateau se rendait dans de nombreux ports afin de vendre et acheter des produits introuvables dans la région. Des commerçants intelligents, bien que le fait d’être à nouveau coincée pendant une longue période sur un navire en pleine mer lui rappela de mauvais souvenirs.

Même si ce fut de courte durée, voyager avec eux lui permit d’appréhender un peu mieux le monde qui l’entoure, s’intéressant à la géographie de base qu’il est toujours bon de connaître. La demoiselle fit l’acquisition de nombreux ouvrages, ayant commencé à tenir un carnet de recherches à mesure qu’elle comblait ses lacunes. Elle entendit de nombreuses rumeurs, parfois folles, à force de se poser des questions et décida alors de suivre l’une d’elle. Un acte irrationnel ne lui ressemblant pas.

Jill débarqua à Fiore, portant un sac rempli avec plus de livres que de vivres avec pour objectif de rencontrer un homme qu’on disait spécialiste des lacryma. Ce simple nom suffit à l’intéresser puisqu’il était un des rares encore lisible sur le bout de papier restant, acquis durant sa fuite. Il était primordial pour elle d’en apprendre davantage sur la chose qu’on lui avait greffée et qui servait initialement à la maintenir en « bonne santé ».

Des mois de galères et d’errance à suivre des pistes froides finirent néanmoins par mener la jeune femme jusque dans un coin reculé et peu accueillant. La vérité fut que Jill passa par cette région montagneuse en pensant avoir trouvé un raccourci qui lui aurait économisé des journées entières de routes. En plus de s’être fourrée le doigt dans l’œil, la jeune femme fit une nouvelle crise plus forte que les précédentes au point de perdre connaissance. Le destin sembla continuer à vouloir l’aider un petit peu, puisque cet endroit était en réalité la destination tant recherchée. Sans cette attaque, Jill aurait pu continuer de voyager encore longtemps…

La cible de ses recherches la trouva et l’emmena chez lui afin de lui prodiguer les soins nécessaire mais surtout lui fournir un lieu pour se reposer tant qu’elle le souhaitait. À son réveil, Jill pu faire la rencontre du fameux Professeur Dandelion. Un vieillard pour le moins surprenant. D’apparence, ce gars semblait encore plus vieux que ce que Jill avait pu entendre dire, maigrichon, barbe blanche et crâne dégarnit avec de grosses lunettes… Mais comment ne pas être marquée par son style typique d’un surfeur, chemise hawaïenne et short de plage. Le plus frappant resta néanmoins l’énergie qu’il déployait constamment. Même sa façon de parler était vive, bien qu’on pût y voir un mix en une tentative de faire jeune et un langage parfois soutenu… Quand ses dents restaient assez de temps en place pour que ça soit compréhensible.

Après avoir bénéficiée d’un repos bienvenu et repris quelques forces en puisant dans les réserves de Dandelion, ce dernier et Jill purent enfin parler de choses sérieuses… Bien que ça ne soit pas facile puisqu’il s’avère que ce type est un véritable poisson-rouge. Aucune mémoire courte… Dorry à côté à une vraie mémoire d’éléphant.

Si la jeune femme pensa qu’il se moquait d’elle au départ et prétendait être un autre, il lui prouva le contraire en se laissant emporter par sa passion pour les recherches au cours d’une discussion. C’est lui qui, par la suite, transmit cette soif de connaissances à Jill ainsi que nombre de ses connaissances, faisant d’elle une sorte de disciple dans le domaine scientifique.

Même lui fut surpris par ce que lui expliqua la jeune femme à propos de son opération, spéculant parfois sur certains points puisqu’elle n’avait pas eu tous les détails, à l’époque. Le professeur se chargea de démêler lui-même les informations correctes et erronées à ce propos. De fil en aiguille, ils arrivèrent à parler de magie, très présente à Fiore et qui semblait être une cause des dérèglements du lacryma de Jill. Dandelion lui-même ne sut même pas expliquer le fait que des notions de magies, du moins les bases constituant l’emmagasinement d’Ethernanos, demeuraient chez sa nouvelle apprentie. Un trait chez lui que Jill adorait était clairement de ne jamais perdre du temps à se poser des questions auxquelles on ne pourrait pas répondre. À la place, il décida d’une nouvelle voie à suivre et lui enseigna les rudiments de la magie, non sans parfois le regretter.

Cet entraînement se passa clairement moins bien que l’enseignement portant sur le domaine scientifique. En plus d’être capricieuse à ne pas vouloir des magies proposées, souvent élémentaires, la jeune femme montrait davantage de signes de fatigue après l’utilisation de ces dernières, mettant la puce à l’oreille de Dandelion…

D’après ses théories, le lacryma faisait office de source de magie pour Jill, n’ayant en rien servi comme ceux des Slayer de seconde génération, ce qu’il crut à la base. Le problème qu’il releva était que la réserve n’était pas inépuisable, bien au contraire. La chercheuse pouvait essayer de faire comme les mages classiques afin d’accumuler les Ethernanos mais, après quelques essais, il s’avéra que son ratio de temps – régénération frôlait l’inexistence. Dépendante, tout comme les mages, de cette fameuse énergie, Jill n’eut pas besoin qu’on lui fasse un dessin pour comprendre qu’une fois son lacryma vidé, à court de batterie, c’est un destin plus funeste qui l’attendrait.

Encore un coup dur, décidément le sort semble aimer s’acharner sur cette pauvre demoiselle après lui avoir donnée un peu d’espoir. Ces nouvelles connaissances la motivèrent néanmoins à reprendre des recherches plus poussées afin de découvrir une solution à son problème. Peu importe par quels moyens. L’avantage était que le savant disposait d’un nombre… Incalculable d’ouvrage sur à peu près tous les sujets qu’on puisse imaginer… Même ses lectures pour adultes trainaient dans les étagères. Au fond de l’une d’elles, Jill mit un jour la main sur un vieux grimoire poussiéreux. Rien qu’en le prenant, des pages tombaient déjà en poussières.

Cette découverte sembla autant étonner Dandelion qu’elle, même si elle se dit qu’il devait juste avoir oublié qu’il possédait un bouquin de ce style, vu sa tendance à ne rien retenir correctement. Ce n’est qu’en se plongeant entièrement dans l’étude de ces écrits que la valeur de sa trouvaille se révéla à la jeune femme. On était loin des rapports de recherches et d’expériences qu’elle connaissait. Non, rien de tout ça. Cette chose ressemblait plus à une espèce de dictionnaire, recensant différentes sortes de magies dont elle n’avait jamais entendu parler. Tout ce qui y était consigné sur ces pages était écrit manuellement, plusieurs personnes s’étant sans doute relayées pour entretenir et étoffer ces connaissances.

Beaucoup de paragraphes étaient devenu illisibles, n’attisant que d’avantage la curiosité de Jill lorsque les noms sonnaient comme quelque chose de dangereux ou d’interdit. C’est en feuilletant tout cela que la belle finit par mettre le doigt sur ce qui allait devenir sa magie. Ce choix n’eut rien à voir avec une préférence quelconque mais bien car elle lui apparut comme une solution provisoire très efficace.

Ces écrits parlaient d’une ancienne magie, crée pour affronter les Dieux. Rien que ça. Si elle n’avait pas été intriguée par tant de grands mots, Jill aurait jeté ce livre en se disant qu’il était fait pour les cinglés. Et pourtant, jamais elle n’aurait cru se retrouver tant captivée par ces écrits mystérieux. Parlant à la fois de magie et de phénomènes divers, la jeune femme y trouva un véritable sursis. Elle tenait pour l’instant la forme grâce au lacryma dans son corps, mais ce dernier n’a clairement pas une réserve de magie illimitée. Comme une batterie, il allait finir par tomber à plat et Jill aussi, en même temps. On n’aura pas été jusqu’à lui permettre de fonctionner sur piles et pas sûre qu’on puisse faire comme avec un téléphone, mettre cette chose au niveau de son cœur sur chargeur…

Voilà qu’elle se retrouva carrément à lire des choses parlant de pouvoir se nourrir, selon leurs termes, d’un élément afin de reprendre des forces… Est-ce que c’était vraiment envisageable pour elle aussi ? Si oui, alors elle tenait un moyen de prolonger sa vie et se donner du temps pour mener à bien ses recherches…

Dandelion s’avéra être un pédagogue hors du commun, en plus d’un génie scientifique. Le point noir était qu’avec sa mémoire de merde, Jill passait parfois plusieurs heures, voire des jours, à répéter les mêmes exercices pour lui enseigner la magie. Pas qu’elle n’y arrivait pas. Il oubliait juste qu’il les lui avait déjà fait faire la veille.

Ce ne fut pas perdu car la jeune femme eut l’occasion de combler ses lacunes, apprenant ainsi la magie malgré les complications, pour certaines toujours inexplicables, liées à son état. Il fallut des mois pour parvenir à des résultats concluants, n’ayant néanmoins pas choisi d’apprendre la forme de magie la plus simple mais petit à petit, Jill devint une mage. Un God Slayer de Lumière, pour être exacte. Elle n’avait pas eu le choix et, après réflexion, cela lui convenait. Après tout, tout être vivant se nourrit et est entouré de lumière. Du moins de particules qui la composent et qui viennent ainsi la recharger…

Après plusieurs mois et une maîtrise correcte de sa magie atteinte, la jeune femme décida de partir poursuivre ses recherches seule. Elle connaissait et avait étudié pleinement les livres de son pédagogue, persuadée désormais qu’elle ne trouverait rien ici qui lui permettrait de s’assurer une longévité dans la norme… Voire mieux encore. Des idées de grandeurs plein la tête et d’expérimentation à essayer, la belle prit la route et laissa Dandélion derrière elle, espérant que ce con n’avait pas déjà oublié qu’il était en train de faire cuire de la nourriture dans la cuisine. Qu’on ne lui colle pas un mort sur le dos alors qu’elle n’y est pour rien.

La chercheuse voyagea un peu partout, s’attardant sur les endroits que les gens normaux évitaient d’habitude. C’est là qu’elle pensait pouvoir trouver de nouvelles choses à expérimenter. Beaucoup furent sans succès mais certaines lui permirent de mettre la main sur d’autres écrits. Au départ, Jill tombait en réalité sur des dessins d’enfants mais de rares exceptions parlaient carrément de magies noires, visant à prendre la vie d’autres personnes en échange de quelques bienfaits. Pas mal de ces derniers étaient de fausses-pistes, des élucubrations écrites par des illuminées. Heureusement qu’il y en eut qui étaient authentiques.

C’est ce qui mena la Slayeuse sur un chemin sombre, franchissant la barrière qui fit d’elle une criminelle à force de pratiquer des essais sur des personnes innocentes choisies au hasard. Attirer l’attention des forces de l’ordre et du Conseil magique ne fut pas l’idée la plus brillante de la demoiselle, pourchassée et forcée à se cacher jour après jour. On ne niera pas qu’elle le cherche aussi, à poursuivre malgré tout sans se soucier des conséquences et du mal qu’elle peut faire. Aucun intérêt, de toute manière c’est elle seule qui compte, de son point de vue. Les autres ne sont que des cobayes potentiels qu’on laisse dans une grande cage ouverte. Merde… La voilà qui pense comme ces gens qu’elle déteste profondément…


 
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